04/05/2010
petit conseil pour ceux qui souhaite faire de la recherche en finance islamique
Dissertation thèmes de la finance islamique
Sélection d’un sujet de thèse est compliqué et beaucoup de temps. En fait, il est l’activité la plus importante dans la rédaction du mémoire. Les élèves de champ islamique Finances devrait aller pour un sujet de thèse qui les intéresse et qui a assez de recherche en matériau capable associé. Les étudiants ont la finance islamique sont encouragés à ne pas choisir un sujet ou un domaine dans lequel aucun chercheur a accompli en tant qu’ils auront à affronter le problème en termes de collecte d’informations.
Le choix de sujet de thèse n’est pas une activité imaginative. L’étudiant commencer la sélection des thèmes de maintien de leur domaine d’intérêt et des informations à leur disposition. Le choix des thèmes devrait se faire sur une base aléatoire, car elle conduira à des problèmes dans la collecte d’informations dans ce domaine.
Les étudiants des finances islamiques doivent passer du temps dans la recherche de revues, des livres, articles, communications des nouvelles, des essais, le web et autres documents écrits pour la recherche d’information dans leurs domaines choisis. Il ya beaucoup d’articles de recherche, de livres et sites Web sur le champ de la finance islamique. Le web peut être utilisé par les étudiants en tant que source principale d’information comme elle ont la plupart des bibliothèques et des périodiques ou au moins ils ont résumé de la recherche effectuée. Les élèves ont à choisir des sujets de thèse à plusieurs dans leur domaine de recherche hors d’eux, ils auront à chercher les meilleures sujet appropriés basés sur les intérêts et les critères de sélection. La dissertation doit être actuel et contemporain, qui rendra le lecteur intéressé et ne trouvent aucun mal à comprendre le contexte.
Dissertation propositions – doctorat et en maîtrise
Il s’agit de dissertation ou d’une proposition de thèse. Chercheur est libre de développer à partir de ces thèmes. Ces proposition comprend la commercialisation, la technologie de l’information, la gestion stratégique, la gestion des ressources humaines et la pensée contemporaine.
L’auteur espère contribution des chercheurs et des étudiants pour la préparation d’une thèse ou la sélection du sujet de thèse (Ces échantillon est susceptible d’être modifiée selon les besoins utilisateur)
Thèmes
L’internalisation des banques islamiques
Performance de la Banque islamique et banque conventionnelle dans un pays sélectionné
Boarder Cross fusions et acquisitions des banques islamiques
Les fusions ou d’acquisition va affecter l’efficacité des banques islamiques
Gestion des risques dans les banques islamiques
Islamic Bank et la responsabilité sociale des entreprises
Les banques islamiques d’entrée – dans une perspective de pays
Enquêter sur le Customer Relationship Management dans les banques islamiques – (cas peuvent être prises auprès de toute banque ou une perspective de pays)
Étude de la fidélité de la clientèle dans les banques islamiques
Développer un modèle de fidélisation de la clientèle dans les banques islamiques
Islamic Banking and Poverty Alleviation
Mesurer la productivité des opérations bancaires islamiques
Développement ou la création de problèmes de la banque islamique – dans un pays ou une région particulière
Islamic banking et de gestion des connaissances
Système de financement islamique et la croissance économique
Fidélisation de la clientèle pour les banques islamiques
Les banques islamiques performances en matière de prêts industriels
Hypothèques système islamique comme une solution pour les crises de crédit actuelles
Enquêter sur les activités CRM dans les banques islamiques
Changement de comportement des banques classiques pour les banques islamiques – Une perspective internationale
Marque de gestion des institutions financières islamiques
Gestion des connaissances dans les banques islamiques
La perception du client de Windows bancaires islamiques dans les banques classiques
Islamic Banking en (pays) – Développement, évolution et perspectives
Les banques islamiques en allègements de la pauvreté
Skill écart et l’écart de recrutement pour les institutions financières islamiques
Identification de la stratégie concurrentielle des banques islamiques: une comparaison avec les banques classiques
Influence des conseils religieux ou des conseils de la charia dans les banques islamiques
Comportement du consommateur pour les cartes de crédit islamique
Responsabilité sociale des banques islamiques
Economical fonctions of Islamic Financial Market
Mesurer la performance des banques islamiques
Comment fonctionne les marchés financiers islamiques
La politique fiscale économie islamique
L’inflation en économie islamique
Comment l’économie islamique ne peut réduire l’inflation
Contribution de l’économie islamique dans le développement des infrastructures des pays en développement
Comment les choix faits par la race humaine dans le système économique islamique avec les maigres ressources
Est effrayer des ressources dans l’économie islamique?
Coût d’opportunité de Islamic Economics perspectives
Réduire les effets du changement climatique
Développement des PME dans les pays islamiques basés
Économie islamique et Adams Smith, une étude comparative
Migration de travail en économie islamique
Le chômage et le système économique islamique
Comment le système économique islamique peut réduire le chômage
Solution pour le chômage en vertu de l’économie islamique
Lutte contre la pauvreté dans l’économie islamique
Islamique modèle économique comme solution aux crises économiques mondiales
Le commerce international en vertu du modèle économique islamique
L’échange d’amortissement des affaires étrangères et de l’appréciation dans le modèle économique islamique
Micro finance dans l’économie islamique
Comment L’équilibre du marché a décidé en économie islamique
Analyse comparative du développement socio-économique de l’économie islamique et de l’économie socialiste
Analyse comparative du développement socio-économique de l’économie islamique et de l’économie capitaliste
Comment les modèles islamiques économiques contribuent à l’augmentation de la productivité
Contribution de l’économie islamique pour la stabilité financière et macroéconomique des gains économiques
La mobilité du capital dans le système économique islamique
Source :http://ifinanceexpert.wordpress.com
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11/09/2009
Polemique autour de la finance islamique
La polémique politique autour de la finance islamique : Petites precisions
La "finance islamique" a provoqué la colère d'Henri Emmanuelli et Jérôme Cahuzac (PS) mercredi à l'Assemblée en commission lors de l'examen d'une proposition de loi UMP sur le financement des PME.
( http://www.daily-bourse.fr/financement-des-pme-polemique-autour-de-la-finance-Feed-AFP090909183708.13ybbre6.php )
Présenté au Sénat il y a quelques mois, un amendement prévoit "d'introduire dans notre code civil certaines dispositions compatibles avec la charia", a déclaré le député PS Jérôme Cahuzac, qui assure reprendre les propos de l'auteure du texte, Chantal Brunel (UMP).
Vous trouverez ci dessous le lien pour telecharger l'amendement Marini:
Présent en commission avec M. Emmanuelli, M. Cahuzac a indiqué que les députés PS avaient rejeté la proposition de loi de Mme Brunel, amendée au Sénat.
Fait rare, ils avaient pourtant voté pour en première lecture en mars, avant la navette au Sénat et l'ajout de l'amendement polémique.
EXAMEN DE LA PROPOSITION DE LOI ET ADOPTION DU TEXTE DE LA COMMISSION
Réunie le mercredi 27 mai 2009, sous la présidence de M. Jean Arthuis, président, la commission a procédé à l'examen du rapport de M. Philippe Marini, rapporteur, sur la proposition de loi n° 288 (2008-2009), adoptée par l'Assemblée nationale, tendant à favoriser l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises, en présence de M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi.
La commission est passée directement à l'examen des articles. Elle a tout d'abord adopté, sans modification, l'article premier (Préavis et motivation des réductions ou interruptions de crédits bancaires aux entreprises) et l'article 2 (Motivation de la notation bancaire des entreprises) de la proposition de loi.
A l'article 3 (Publication chaque année par l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles - ACAM - d'un rapport sur les placements des organismes d'assurance concourant au financement des petites et moyennes entreprises - PME), à l'initiative de M. Philippe Marini, rapporteur, elle a adopté l'amendement n° 3 précisant que le rapport de l'ACAM détaille les actifs alloués au financement des PME, en distinguant en particulier les PME non cotées et les PME cotées sur un marché non réglementé.
A l'article 3 bis (Sanction du non-respect par les établissements de crédit des conditions d'emploi de certains fonds d'épargne réglementés), elle a adopté l'amendement n° 4 de M. Philippe Marini, rapporteur, prévoyant que la méconnaissance, sur un trimestre, de l'obligation d'emploi des fonds collectés sur les livrets A et les livrets de développement durable non centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) sera sanctionnée, pendant une période de trois mois, par la centralisation à la CDC des ressources considérées et par la suspension de la rémunération de celles-ci. En réponse à une demande de précision de Mme Nicole Bricq, M. Philippe Marini, rapporteur, a confirmé que cet amendement est destiné à rendre effectivement applicables les dispositions introduites par l'Assemblée nationale, en respectant fidèlement leur esprit.
Puis la commission a décidé de ne pas rétablir l'article 4 (Publication mensuelle, par les établissements de crédit, du montant de leurs encours de crédits aux entreprises de moins d'un an), supprimé par la commission des finances de l'Assemblée nationale, dans la mesure où le dispositif qu'il prévoyait à été repris au sein de l'article 5 de la proposition de loi.
Sur cet article 5 (Statistiques relatives aux crédits bancaires consentis aux jeunes entreprises et PME), la commission a examiné l'amendement n° 1, présenté par Mme Nicole Bricq, visant à contraindre chaque réseau bancaire à rendre publiques ses propres statistiques en matière de crédit aux PME, parallèlement à la publication de données agrégées qu'assurerait la Banque de France, et à détailler davantage ces statistiques que ne le prévoit l'article issu des travaux de l'Assemblée nationale. Exprimant son opposition à cet amendement, M. Philippe Marini, rapporteur, a notamment fait valoir que l'exigence d'une publication statistique par chaque établissement de crédit pourrait nuire aux intérêts économiques de ces établissements. Mme Nicole Bricq a alors retiré l'amendement n° 1.
Sur le même article, la commission a également rejeté l'amendement n° 2, présenté par M. Jean-Jacques Jégou, tendant à limiter aux encours de crédits, à l'exclusion des nouveaux crédits, la publication trimestrielle, par la Banque de France, de statistiques relatives aux crédits bancaires consentis aux entreprises créées depuis moins de trois ans et aux PME. Cette décision a été adoptée après un large débat. Défendant son amendement, M. Jean-Jacques Jégou a mis en avant les difficultés techniques auxquelles la Banque de France estime qu'elle se heurterait, compte tenu de l'hétérogénéité des systèmes d'information des établissements de crédit, en vue d'établir, pour les crédits nouveaux, une donnée trimestrielle portant sur toutes les entreprises résidentes. M. Jean Arthuis, président, a jugé que cette situation pourrait empêcher, à court terme, une pleine application de l'article. M. Philippe Marini, rapporteur, a relevé que, pourtant, c'est précisément pendant la période de crise actuelle que les statistiques prévues seraient les plus utiles. Plaidant dans un sens opposé à celui défendu par l'auteur de l'amendement, Mme Nicole Bricq a fait observer que le dispositif proposé resterait utile au-delà de la crise actuelle. M. Henri de Raincourt a abondé en ce sens, en souscrivant à l'objectif, poursuivi par l'article, d'une plus grande transparence des banques dans leur pratique de crédit aux entreprises. M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, tout en tenant compte des difficultés de la Banque de France, a déclaré s'en remettre à la sagesse de la commission.
La commission a ensuite adopté, sans modification, l'article 5 bis (Motivation de la décision de retrait par les assureurs crédit de leur garantie des créances d'un assuré sur un client) et l'article 5 ter (Suivi des encours garantis par les assureurs crédit). Elle a décidé de ne rétablir ni l'article 5 quater (Communication à l'Autorité de la concurrence d'informations sur le coût des services aux PME), ni l'article 6 (Création d'un financement spécifique pour les jeunes entreprises), supprimés par l'Assemblée nationale. Elle a adopté, sans modification, l'article 6 bis (Dispense de rapport de gestion pour certaines SARL et SAS).
A l'article 6 ter (Simplification des règles de transfert d'Euronext vers Alternext (1) - Maintien pendant trois ans du régime de déclaration de franchissement des seuils), à l'initiative de M. Philippe Marini, rapporteur, la commission a adopté l'amendement n° 5 rectifié prévoyant que la nouvelle procédure de transfert d'Euronext vers Alternext n'est applicable qu'aux sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d'euros, afin de la réserver aux PME cotées sur les compartiments B et C d'Euronext.
A l'article 6 quater (Simplification des règles de transfert d'Euronext vers Alternext (2) - Information préalable du public), elle a adopté, avec un avis favorable de M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, l'amendement n° 6 présenté par M. Philippe Marini, rapporteur, tendant à assurer :
- qu'une résolution de l'assemblée générale des actionnaires statue sur toute demande de transfert de la société concernée d'Euronext vers Alternext ;
- que cette admission ne puisse intervenir avant l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la date de la réunion de l'assemblée générale ;
- et que la procédure de transfert ne soit applicable qu'aux sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d'euros, afin de la réserver aux PME cotées sur les compartiments B et C d'Euronext.
A l'article 6 quinquies (Simplification des règles de transfert d'Euronext vers Alternext (3) - Application des règles relatives aux offres publiques), par cohérence avec les amendements adoptés aux articles 6 ter et 6 quater, la commission a adopté l'amendement n° 7, présenté par M. Philippe Marini, rapporteur, tendant à réserver aux sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d'euros, et donc aux PME cotées sur les compartiments B et C d'Euronext, le bénéfice de la nouvelle procédure de transfert.
Puis, à l'initiative de M. Philippe Marini, rapporteur, la commission a adopté deux amendements portant articles additionnels avant l'article 6 sexies, qui ont reçu un avis favorable de M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat :
- d'une part, l'amendement n° 8 rectifié, tendant à ratifier l'ordonnance n° 2008-1081 du 23 octobre 2008 réformant le cadre de la gestion d'actifs pour compte de tiers, l'ordonnance n° 2009-105 du 30 janvier 2009 relative aux rachats d'actions, aux déclarations de franchissement de seuils et aux déclarations d'intentions, et l'ordonnance n° 2009-107 du 30 janvier 2009 relative aux sociétés d'investissement à capital fixe, aux fonds fermés étrangers et à certains instruments financiers ;
- d'autre part, l'amendement n° 9 rectifié, modifiant le code civil afin de permettre, dans un souci de développement de la place de Paris, l'émission d'instruments financiers conformes aux principes de la finance islamique (« sukuk »). M. Philippe Marini, rapporteur, a signalé que cette mesure s'inscrit dans le cadre des orientations adoptées par la commission lors de la table-ronde sur la finance islamique qu'elle a organisée le 14 mai 2008.
La commission a alors adopté l'article 6 sexies (Encadrement des dates de valeur des opérations de paiement par chèque) sans modification, puis l'amendement n° 10 rectifié, présenté par M. Philippe Marini http://www.senat.fr/senfic/marini_philippe92035t.html, rapporteur, portant article additionnel après l'article 6 sexies, qui a également reçu un avis favorable de M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat. Cette initiative vise à simplifier et à alléger la procédure de mise en conformité des plans d'épargne interentreprises (PEI) avec les dispositions législatives ou réglementaires introduites postérieurement à leur institution, notamment l'obligation pour ces plans de proposer un fonds solidaire en application de la loi n° 2008-776 de modernisation de l'économie du 4 août 2008.
Puis la commission a décidé de ne pas rétablir l'article 7 (Création d'une taxe pour compenser les charges pouvant résulter pour l'Etat de l'application de la proposition de loi), qui constituait en fait un « gage » supprimé par l'Assemblée nationale à l'initiative du Gouvernement.
Enfin, elle a adopté l'amendement n° 11 rectifié présenté par M. Philippe Marini, rapporteur, complétant l'intitulé de la proposition de loi pour prendre en compte les apports de l'Assemblée nationale et tirer les conséquences de ses propres propositions.
Mme Nicole Bricq a estimé que certaines des initiatives du rapporteur avaient dénaturé la proposition de loi, initialement centrée sur les PME, en étendant son champ d'application aux marchés financiers. En réponse, M. Jean Arthuis, président, a fait observer que les dispositions relatives à la simplification des règles de transfert d'Euronext vers Alternext avaient été introduites à l'initiative de l'Assemblée nationale.
La commission a alors adopté le texte de la proposition de loi ainsi modifié.
AMENDEMENTS NON ADOPTÉS PAR LA COMMISSION
Source : http://www.senat.fr/rap/l08-442/l08-4422.html
Une erreur etymologique ?
L'amendement "permettait la conformité de certaines opérations (financières) aux lois coraniques et j'ai utilisé une fois le mot charia", a indiqué à l'AFP Mme Brunel.
"L'amendement est technique et permet aux obligations islamiques, dite +sukuks+, de s'investir en France. Ce n'est pas une disposition pour adapter la fiducie à une religion mais pour ouvrir nos marchés à une économie qui dépend d'une religion", affirme-t-elle.
Fin de l'histoire le 17 septembre, date de l'examen de la proposition de loi.
03:23 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sukuks, finance islamique, marini
03/09/2009
SONDAGES
Bonjour chers internautes,
Vous trouverez dans le lien ci dessous un sondage d'un etudiant, si vous avez 3 minutes pour le remplir, cela permettrait ainsi d'ameliorer la qualité des resultats.
http://sd2.nouvellepage.com/~testnetls/index.php?sid=6656...
Nous vous remercions.
FINEQUITY
04:14 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finance islamique, banques islamiques, sondages
12/06/2009
ISR ET FINANCE ISLAMIQUE SE RAPPROCHENT
Source : http://www.boursorama.com/opcvm/detail-actualite-opcvm.phtml?num=211dbd34962e40f6f706f1edfd688a1f
ISR et finance islamique se rapprochent :
(Newsmanagers.com) - Alors que des offres mêlant investissement socialement responsable et finance islamique commencent à émerger, Novethic s'est interrogé sur les liens entre ces deux approches et sur leur éventuelle convergence dans une note de travail publiée en mai*.
L'ISR et la finance islamique présentent plusieurs points communs. Prenant leur source dans les religions, "ils font appel à des paramètres extra-financiers et sont considérés par les places financières de Londres et Paris comme des axes de développement attractifs", indique Novethic.
Pour l'agence, qui analyse de manière détaillée les deux approches, "si ces "finances" se rejoignent par une finalité globale favorable au bien-être social et à un respect par l'homme de son environnement, la finance islamique est un système plus normé qui fournit à la fois des directives financières et extra-financières", lesquelles, pour Novethic, "convergent plutôt avec la finance éthique et de partage".
En conclusion, Novethic pense que les deux approches ne sont pas contradictoires dans leur finalité, et pourraient donc être "non seulement compatibles, mais aussi complémentaires".
L'agence appelle ainsi les acteurs de place financiers, centres de recherche, agences de notation, ONG ou même régulateurs, à favoriser leur rapprochement. " Cela permettrait de développer conjointement ces approches qui visent à encourager des pratiques plus éthiques, responsables et transparentes, et de trouver de nouvelles clientèles, notamment pour l’ISR dans les pays où il est aujourd’hui absent".
16:49 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : isr, finance islamique
09/06/2009
Point sur la finance islamique française : entre opportunité et légalité
Pour trouver de l’argent, faut-il respecter le Coran ? Un point sur la finance islamique française : entre opportunité et légalité
Source : http://www.friedland.ccip.fr/1183_pour-gagner-de-l%E2%80%99argent-respecter-le-coran-un-point-sur-la-finance-islamique-francaise-entre-opportunite-et-legalite/#comment-3619
Crise économique, Crise financière, Finance
La finance dite islamique représente, selon la presse financière, un « jackpot » dont l’évaluation varie d’une étude à l’autre, parfois 700 milliards de dollars , parfois 1000 milliards d’encours, à l’échelle mondiale etc … . La banque asiatique de développement prévoit une croissance annuelle de plus de 15% sur les 5 à 10 ans à venir. Dès lors, autoriser sur un territoire ces produits spécifiques, ou accueillir des établissements spécialisés sur ce type de produits constitue un avantage incontestable en période de crise. C’est d’ailleurs, après le Royaume-Uni et l’Allemagne, ce que s’apprête à faire la France. Ou plus précisément la métropole, puisque le premier fonds de placement islamique de France, avait déjà été créé il y a un an à la Réunion par la Banque française commerciale (BFC), filiale de la Société Générale. Il a cependant été fermé et ses prescripteurs remboursés en raison d’un rendement insuffisant. En France, ce potentiel d’investissement en provenance des Pays du Golfe représenterait 10 milliards sur le court-terme.
Pour comprendre brièvement la finance islamique
Le succès médiatique de ce secteur, s’il s’explique bien entendu par le flux financier qu’il permet d’introduire dans une économie, provient également de son caractère présumé « moral », « éthique », « responsable ; à tel point que « la commission d’experts de l’ONU sur la réforme du système monétaire et financier international, s’intéresse à la finance islamique » et en rappelle les vertus. Joseph Stiglitz évoquant alors le fait que « la Malaisie est le pays d’Asie du Sud-Est qui, à l’époque, a su le mieux gérer, et de façon éthique, la crise économique asiatique ». Il est vrai que le risque est censé y être partagé « équitablement » entre le porteur de capital et l’entrepreneur.
D’une certaine manière, l’émerveillement ressenti à l’endroit de la finance islamique, pourrait, comme l’écrivait un auteur, s’expliquer par les excès de la finance globale.
Cependant la spécificité de cette finance est beaucoup plus précise: elle réside dans la conformité de l’opération envisagée aux principes de la charia , donc à des règles religieuses bien antérieures au capitalisme financier moderne …
Pour faire simple et court –voir ici pour approfondir, la spécificité de la finance islamique réside dans l’interdiction du prêt à intérêt, la « riba ».
En effet, outre les prescriptions coraniques, et les interdictions liées à « la spéculation incertaine », celles liées aux activités telles que l’armement, l’alcool, la pornographie, il ressort de l’ensemble des sources islamiques que la propriété d’un bien ne peut être valide que dans trois cas précis : héritage ou cadeau volontaire, échange contre une contrepartie ayant rigoureusement la même valeur,enfin par combinaison du travail, y compris spirituel, et de ressources naturelles.
D’une manière générale, les opérations financières « théologiquement licites » doivent être autorisées par une « fatwa », qui ne vaut cependant pas. Le contenu et le caractère restrictif de l’autorisation donnée variera en fonction des écoles d’exégèse.
Certains contrats, tels la «murabaha» permettent de dépasser une interprétation stricte de l’interdiction du prêt à intérêts. Il permet de financer des actifs (mobiliers, immobiliers, location de flotte de véhicules, etc …). Il s’agit grosso modo d’une opération d’achats pour revente. A ceci près que le vendeur initial vend à un tiers – établissement financier par exemple- qui revendra à l’acquéreur final à un prix supérieur, la différence pouvant compenser l’absence d’intérêt pour le différé de paiement
La philosophie est la même pour les sukuks. Ce sont des titres adossés à un actif permettant de rémunérer le placement. Les sukuks sont structurés de telle sorte que leurs détenteurs courent un risque et reçoivent une part de profit, non un intérêt fixe. Ils représentent pour leur titulaire un titre de créances ou un prêt dont la rémunération et le capital sont indexés sur la performance d’un ou plusieurs actifs détenus par l’émetteur. Ils sont considérés comme l’équivalent, dans la finance islamique, d’une obligation de la finance « occidentale ». Ce produit finance en général des projets immobiliers ou d’infrastructures. Sans toutefois remettre en cause la « fiabilité » de principe de ce dispositif, il semble nécessaire de signaler le premier défaut de rémunération de titres islamiques par une société du Golfe Persique, le 27 avril dernier par Investment Dar, en tant que propriétaire de la moitié de Aston Martin Lagonda Ltd.
Une finance islamique à la française
Les participants à la table ronde qui s’est tenue au Sénat l’année dernière, consacrée à l’opportunité d’une « finance islamique » en France, remarquaient qu’ “il n’existe pas de d’obstacles juridiques ou fiscaux rédhibitoires au développement de la finance islamique sur le territoire […] l’adaptation des pratiques et du droit réglementaire sont davantage requis tout comme une mobilisation plus importante des professionnels concernés. ”
Le Président de la commission de la finance islamique de Paris Europlace a précisé que la création en France d’établissements de banque islamique « n’est pas motivée par la banque de détail », mais « vise deux clientèles: les groupes internationaux français, qui utilisent encore peu les produits compatibles avec la charia, et le tissu local français […] les fonds apportés par les investisseurs islamiques pouvant servir de relais aux 26 milliards que l’Etat consacrera aux mille projets » de relance. « En outre, ils peuvent répondre aux besoins des PME, notamment dans les pôles de compétitivité ». Il convient toutefois de signaler que, selon une étude réalisée en 2008, 55% des musulmans français seraient intéressés par une offre bancaire compatible avec leurs convictions religieuses.
Selon le Député Jean-Michel Fourgous, notre pays pourrait acquérir le leadership mondial en matière de finances islamiques.
La première banque islamique en France devrait recevoir sa licence d’ici fin juin. Le marché de détail ne sera pas concerné, du moins pas dans un premier temps, et probablement pas avant 2012. De nombreux établissements semblent avoir sonné à la porte du gouvernement pour obtenir une autorisation. Un site en français est d’ores-et-déjà dédié à cette question. L’Ecole de Management de Strasbourg a mis en place une formation ad hoc.
Sur le fond, la Direction Générale des Finances Publiques a d’ores-et-déjà publié une instruction le 25 février 2009 qui « a pour objet de préciser le régime fiscal applicable […] à deux des principaux outils de la finance islamique : le contrat de murabaha d’une part ainsi que les sukuk et les produits financiers assimilés d’autre ».
Ce texte, à la suite des fiches publiées par l’administration fiscale le 18 décembre dernier, a le mérite de conforter l’introduction de ces notions dans l’ordonnancement juridique français. Il accorde la neutralité fiscale à l’opération de Mourabaha et un droit de déductibilité du compte de résultat de l’émetteur des rendements sur les sukuks. Et cela, comme le fait remarquer un auteur, alors même que « le droit musulman interdit dans ambiguïté la stipulation de l’intérêt ».
Les interrogations et l’avenir
Les fonctionnaires de la législation fiscale ont donc su faire preuve d’ingéniosité et de rapidité, mettant une fois de plus en évidence l’autonomie du droit fiscal, ceci dans l’interêt de la place financière de Paris et à terme du financement de notre économie. Néanmoins cette ingéniosité-même suscite des interrogations. Après tout elle consiste à écarter la qualification juridique d’actes non-fictifs – achat pour revente dans la murabaha par exemple - pour elle-même donner une qualification plus favorable. Attitude inverse de son activité toute aussi ingénieuse pour traquer les abus de droit et les montages à but exclusivement fiscal … La question du fondement légal de ces nouvelles dispositions est dès lors posée. L’administration fiscale est-elle réellement en mesure de décider d’une telle fiction ?
En un mot, des mesures réglementaires fiscales suffisent-elles pour adapter au droit français ces nouveaux instruments ? Les implications civiles (par exemple en matière de sûretés,) pénales, etc … de ces nouveaux dispositifs ne devraient-elles pas faire l’objet d’une adaptation dans les autres branches du droit afin de ne pas laisser de vide ou d’incohérence juridique ? L’option « législative » pourrait éviter des situations ultérieures «ubuesques », de qualifications différentes entre les différents ordres de juridiction, et les conséquences ultérieures.
Cette option favoriserait une intégration optimale de ces nouveaux instruments dans le droit français et par voie de conséquence leur effectivité.
C’est aussi la raison pour laquelle le Sénateur Marini, prenant acte de l’insuffisance du dispositif avait proposé en mars dernier un amendement réformant, notamment, la législation sur la fiducie, afin de permettre la réalisation de ces opérations. En effet, ces dispositifs nouveaux impliquent l’introduction en droit français d’un instrument permettant d’instaurer en quelque sorte une dualité de propriété, entre le détenteur légal d’un actif tangible et son bénéficiaire, qui pour financer cet actif, va utiliser des sukuks. Modifier cette loi, comme le législateur envisage de le faire d’ici à la fin de l’année, aurait pour objectif de faciliter la création de produits estampillés « islamiques ». Par ailleurs, au-delà de la seule légalité hexagonale, se posera la question de l’appréciation du caractère « charia-compatibles » des opérations envisagées. En effet, tous les établissements bancaires « labellisés » doivent garantir que leurs produits et services sont conformes à la charia. Cette licéité, comme nous l’évoquions précédemment est assurée, très en amont, par un érudit musulman spécialisé dans la finance. Cette contrainte vaut également pour les banques occidentales désireuses de développer des produits islamiques. Des formations voient le jour. Des cabinets de conseils spécialisés devront également émerger. Etre pionnier peut ici rapporter gros. On pourra également remarquer l’émergence de petites structures « business angels éthiques ou charia compatible », etc …
Plusieurs configurations seront envisageables : création d’une filiale française par une banque islamique du golfe, création d’une filiale finance islamique par une banque française, banque islamique autonome, etc … Quelle que soit la configuration retenue, il ressort de l’avis de l’AMF rendu en juillet 2008, qu’« il appartient aux émetteurs, avec l’aide de leurs conseils, d’inclure dans le prospectus les éléments pertinents, y compris les détails nécessaires concernant le Sharia Board, impliqué dans l’opération ».
Il n’empêche, en définitive, que dans un pays aussi laïque que le nôtre, l’intervention d’un clerc dans un montage juridique à objet commercial ne manquera pas, un jour ou l’autre de susciter débat. On pourra ainsi s’interroger, par exemple, sur la façon dont les tribunaux traiteront d’éventuelles contestations de parties sur la liceité -islamique- d’un contrat. Le développement de la finance islamique se suivra ces prochaines années dans les chiffres, mais aussi dans les textes législatifs et les commentaires de jurisprudence…
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Petits Dejeuner Experts
Le Club Dauphine EL DJAZAIR
de l’Association des Anciens Elèves de l’Université Paris Dauphine présente :
Le 1er « Petit Déjeuner Experts »
Consacré à l’actualité de l’économie algérienne.
« Réforme de la loi algérienne sur les IDE : Quels impacts pour les entreprises étrangères ? »
Jeudi 18 Juin 2009 de 8h à 10h à l’Université Paris Dauphine
L’Algérie connait actuellement l’adoption d’une nouvelle loi sur les IDE concernant la participation des opérateurs locaux (publics et privés) aux projets mis en oeuvre par les investisseurs étrangers.
En effet, cette nouvelle réglementation, effective depuis le 1er Mars 2009, prévoit désormais la cession par les entreprises étrangères de 51% de leurs parts dans les projets d’investissement au profit de partenaires locaux et de 30% de leur capital.
Les entreprises déjà présentes en Algérie ont jusqu’au 31 décembre 2009 pour se conformer à ces nouvelles règles.
Ces mesures visant à réguler l’économie algérienne et lui permettant de basculer à moyen terme dans l’économie de marché, ont entraîné de nombreuses interrogations dans les milieux d’affaires en Algérie :
- Comment les investisseurs étrangers désireux de s’implanter en Algérie doivent-ils s’adapter à ces nouvelles réglementations ?
- Comment les entrepreneurs Etrangers peuvent-ils trouver des partenaires locaux fiables pour se conformer à la loi ?
- Comment ces nouvelles règles vont-elles évoluer à moyen et long terme dans le cadre de l’entrée de l’Algérie au sein de l’OMC ?
Intervenants :
M. Moundji MAOUI, Docteur en droit et avocat à la Cour d’Appel de Paris. Dans le cadre de son activité, il conseille et assiste les personnes, morales ou privées, dans les litiges et contentieux relatifs au monde des affaires. Plus particulièrement, il accompagne les sociétés qui désirent optimiser leur fonctionnement dans le cadre d’échanges commerciaux entre la France et l’Algérie. Il prévoit de publier un ouvrage sur le droit des affaires en Algérie pour l’automne 2009.
M. Younes MERAD, Directeur Général de WORLDXPORT, Membre du CEINAF, Master spécialisé en commerce international. Intervient pour le compte de CCI, banques et divers institutions dans le cadre du développement export et de l'investissement en Algérie. WORLDXPORT accompagne les entreprises européennes et françaises en particulier dans leur développement export et international sur le marché algérien. 5 collaborateurs permanents en France et 10 en Algérie conseillent, accompagnent et encadrent l'export, l'implantation, le développement commercial sur le marché algérien.
M. Arezki GUIDDIR, Ingénieur Consultant en Management Stratégique – Auditeur en Intelligence Economique France-AFRIQUE. Master - Doctorant Recherches en Management Socioéconomique à l’Université Lyon III, Membre de la Chambre de l’Ingénierie et du Conseil de France, Membre du Réseau Experts France Maghreb et Méditerranée, Membre de REAGE, (Réseau des Etudiants Algériens diplômés des Grandes Ecoles et universités Françaises). Membre du Cercle des Entrepreneurs et Industriels Algériens de France (CEINAF).
Inscription obligatoire sur le site : www.anciens-dauphine.org
(Participation 15 € - gratuit pour les diplômés adhérents de l'Association)
15:08 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04/06/2009
Interview de Belkacem Boutayeb
Interview de Belkacem Boutayeb
Source :
http://www.lesafriques.com/africain-de-la-semaine/belkacem-boutayeb-un-militant-africain-de-la-premiere.html?Itemid=195?articleid=16737
LA : Que signifie d’après vous le concept Economie islamique ?
BB : Ce concept est basé sur l’économie réelle. Il interdit la thésaurisation. Pour lui, l’argent n’est pas une marchandise, mais un outil d’échange et de création de croissance ou de richesse pour l’ensemble de la Communauté. Celui qui jouit des bienfaits de richesses, doit s’associer avec des gens de savoir, d’expertise et d’expérience dans le cadre de la dynamique de partage des trois R : responsabilité, risque et revenus.
LA : N’est-ce pas ce que nos amis occidentaux appellent finance éthique ou économie solidaire ?
BB : La finance islamique s’adapte bien à ces concepts de solidarité communautaire dans l’adversité du quotidien. Je vois de toute évidence des similitudes avec des concepts de capital risque et de capital développement, promus et développés avec succès par les Allemands et les Américains depuis la nuit des temps.
LA : Reste que la finance islamique est réfractaire à la bourse, contrairement au capital-risque ?
BB : En principe, la finance islamique rejette toute démarche spéculative, mais reste mercantile dans la mesure où il est admis que l’on fasse des marges bénéficiaires confortables entre acheteurs et vendeurs. La notion de partage de risques et de solidarité communautaire reste à mon avis une caractéristique fondamentale de cette finance islamique. Elle a un côté restrictif, dans la mesure où la banque islamique ne prête jamais d’argent, mais finance un projet inscrit dans les normes de rentabilité et exclut tout rapport avec l’armement, l’alcool, la viande de porc ou les approches de spéculation outrancière et aggravante de misère humaine.
22:46 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28/05/2009
Interview de Mr Hassoune
publié le 27 mai 2009 sur http://www.dubaifrance.com/spip.php?article3440
« Les banques françaises ont déjà considérablement étoffé leur offre financière islamique »
[#Face aux bouleversements financiers qui fragilisent les économies, la finance islamique s’impose en occident comme une alternative intéressante, encouragée par la forte croissance des pays du Golf. Anouar Hassoune, Vice Président Moody’s, analyse les opportunités de ces nouveaux instruments financiers.
Pourquoi la finance islamique connaît t-elle un véritable boom ?
La finance islamique reste un marché très intermédié, c’est-à-dire que ce marché demeure très largement dominé par les banques islamiques, à défaut d’une alternative crédible de financement par des marchés de capitaux suffisamment profonds, notamment en termes de dette et de fonds. Par conséquent, on explique le succès du marché financier islamique à l’aune de la formidable croissance des banques islamiques, notamment dans le golfe Persique et en Malaisie. La question devient alors : pourquoi les banques islamiques ont-elles connu une croissance aussi vertigineuse, +27% pour 2007 et +26% en 2008 ? Les banques islamiques ont découvert les mérites du financement des particuliers dans les années 90, très peu servi par les intermédiaires bancaires avant cette date. Au cours de cette décennie et de la suivante, le dynamisme démographique couplé à l’envolée des prix du pétrole ont nourri une surliquidité dont les banques islamiques ont su profiter. Bien enracinées dans le marché des particuliers riches en épargne, les banques islamiques ont recyclé une partie de la manne pétrolière déversée par les Etats exportateurs de brut sur leur propre population. En effet, les particuliers sont bien davantage sensibles à l’argument religieux avancé par ces institutions. Riches en dépôts, les banques islamiques ont ensuite cherché à déployer leurs fonds, d’abord sur leurs marchés nationaux, puis sur les marchés internationaux du financement et de l’investissement, dans une double dynamique de diversification opérationnelle et géographique. C’est aussi une question de perception : cela fait plus d’une décennie que les banques islamiques se développent plus rapidement que les banques conventionnelles dans certains pays musulmans ; mais aujourd’hui, le phénomène se caractérise par une acuité particulière pour plusieurs raisons :
o le modèle de finance islamique s’exporte bien ;
o le nombre d’institutions bancaires islamiques s’accroît rapidement, et les banques occidentales s’y intéressent ;
o les pays islamiques sont une des rares places financières qui ne fasse pas l’objet de tensions sur la liquidité
o c’est la première fois qu’argent et religion font aussi bon ménage
o les États qui ont vu naître la finance islamique la défendent de manière assez prosélyte Par conséquent, il fait sens pour des banques occidentales de s’intéresser au phénomène. Les opportunités de croissance dans le Golfe et en Asie musulmane, compte tenu des taux élevés d’augmentation de la richesse dans ces zones, sont nombreuses, à un moment où les marchés financiers de l’hémisphère Nord sont dans la tourmente. Une manière de se différencier stratégiquement dans ces nouveaux Eldorados est précisément de servir la clientèle locale d’une manière conforme à la Charia, puisque c’est à l’offre de s’adapter à la demande, aujourd’hui, et non l’inverse.
Quelle est la spécificité des produits bancaires islamiques ? A qui s’adresse t-ils ?
La finance islamique repose sur cinq principes cardinaux. Ces « cinq piliers de l’islam financier » contiennent 3 principes négatifs (-) et 2 principes positifs (+) :
o Principe n°1 (-) : pas de “riba” (intérêt, usure) ;
o Principe n°2 (-) : pas de “gharar” ni de “maysir” (incertitude, spéculation) ;
o Principe n°3 (-) : pas de “haram” (secteurs illicites) ;
o Principe n°4 (+) : obligation de partage des profits et des pertes ;
o Principe n°5 (+) : principe d’adossement à un actif tangible. De surcroît, un conseil de conformité à la Charia (formé de jurisconsultes musulmans reconnus) valide le caractère islamique d’un produit financier ou d’une transaction financière. La finance islamique moderne est un phénomène récent : guère plus de 30 années nous séparent de l’émergence des premières banques islamiques ; au tournant du millénaire, le marché des sukuk (prononcez « soukouk », c’est-à-dire les obligations islamiques) était virtuellement inexistant. Aujourd’hui, les estimations convergent : le marché financier islamique, qui regroupe les quelques 300 banques conformes à la Charia, les compagnies de « takaful » (ou assurance mutualiste islamique), et les fonds d’investissement respectueux des principes de l’islam financier, représente plus de 840 milliards de dollars à la fin de l’année 2008. Le seul marché des sukuk, avec ses 100 milliards de dollars, a déjà dépassé le PNB d’un pays comme le Maroc ! Un compartiment de la finance éthique, responsable et non-spéculative, la finance islamique s’adresse à tous, pas uniquement aux Musulmans. Ses principes, hérités des valeurs de l’Islam, ont une vocation universelle. La finance islamique est davantage complémentaire de la finance conventionnelle que directement substituable à cette dernière. Tout d’abord, la finance islamique ne saurait, au stade actuel de son développement, prétendre à se substituer à la finance conventionnelle. En effet, la finance islamique moderne n’a guère plus de trente années d’existence. Le total de ses actifs correspond à moins de 1% des actifs bancaires de la planète. A titre de comparaison, les actifs consolidés portés au bilan de la seule BNP Paribas représentent à eux seuls plus du double de la taille de la finance islamique dans son ensemble ! Certes la finance islamique connaît des taux de croissance impressionnants, mais cette industrie reste une niche au sein des marchés financiers globaux. Ensuite, les institutions financières islamiques ont encore besoin des services que peuvent leur rendre leurs consoeurs conventionnelles. En effet, au regard du principe d’interdiction de l’intérêt, la gestion de leur liquidité et de leurs risques, via des instruments dérivés en particulier, ne peut se faire de manière efficace qu’avec l’appui de banques conventionnelles partenaires. Un exemple intéressant en la matière est celui des compagnies d’assurance islamiques, dites compagnies de Takaful : ces dernières font appel à des services de réassurance ; mais comme les sociétés de re-Takaful sont encore faiblement développées, les compagnies de Takaful s’appuient sur des réassureurs conventionnels. Enfin, au sein des pays musulmans du golfe Persique nous estimons qu’un client sur cinq se dirige spontanément vers des services financiers islamiques ; ce qui veut dire que 80% des clients sont encore séduits par des produits de financement, de placement et d’investissement conventionnels. Cela s’explique par deux raisons : d’une part l’argument religieux ne fait pas mouche à tous les coups ; et d’autre part, la finance islamique n’a pas encore réussi à offrir une gamme de produits suffisamment vaste pour concurrencer de manière frontale l’offre conventionnelle. Cela dit, se prévaloir de son caractère islamique fournit à une institution financière un moyen de différenciation stratégique non négligeable, surtout auprès de la clientèle des particuliers. Il ne faut pas oublier que les clientèles dites « corporates », c’est-à-dire celles des entreprises valorisent finalement assez peu l’onction religieuse des produits : seuls les intéressent le prix et la qualité du service rendu.
Quelle est la situation de ce marché en France ?
La place de la France dans l’industrie financière islamique est encore à établir, mais l’Hexagone dispose déjà des facteurs clés de succès, à même d’en faire tant un marché d’avenir pour la finance islamique qu’un laboratoire d’idées et de pratiques innovantes en la matière. Cela dit, à ce stade, des paradoxes persistants empêchent encore de penser la finance islamique comme une opportunité davantage que comme une menace. L’industrie financière islamique est devenue un phénomène en voie de globalisation, avec ses quelque 700 milliards de dollars d’actifs ; cela dit, les grandes banques françaises, pourtant globales et bien enracinées dans l’univers musulman, n’en contrôlent qu’une part négligeable. La liquidité extraite des rentes pétrolières dans une vaste part du monde arabo-musulman est gigantesque ; pourtant, les entreprises françaises ne l’ont pas encore exploitée sous une forme conforme à la Charia. Enfin, les Musulmans de France constituent la plus grande communauté islamique du monde occidental ; pourtant, le système financier et bancaire français n’offre pas (encore), aujourd’hui, d’accès à une gamme de produits et services alternatifs conformes à ses principes religieux et qui, par extension, serait susceptible d’apporter à tous les Français une réponse dynamique et éthique à leurs besoins de financement et/ou d’investissement. Les banques françaises ont déjà considérablement étoffé leur offre financière islamique. Celle-ci se décline sous la forme de financements des particuliers et des entreprises, mais aussi sous celle, plus complexe, de structuration de projets. Les établissements financiers français disposent des compétences et de l’expérience nécessaires à la structuration des sukuk (les obligations islamiques) à l’intermédiation d’investissements islamiques, notamment immobiliers, et à la commercialisation de fonds conformes aux principes de l’islam financier. Quelques investissements islamiques ont été enregistrés, sur le territoire hexagonal, dans deux classes d’actifs, à savoir l’immobilier et le capital-investissement, sans que les montants en jeu soient connus de manière précise. Au cours des deux dernières années, de nombreuses avancées en matière d’institutionnalisation de la finance islamique en France ont été enregistrées :
o on ne compte plus le nombre de colloques, séminaires et conférences sur le sujet partout en France ;
o les règles juridiques et fiscales ont été amendées de telle sorte à mieux acclimater les transactions et institutions financières islamiques dans l’Hexagone ;
o quelques produits-tests ont été lancés, notamment en matière d’épargne ;
o Paris Europlace, le think tank du Ministère de l’Economie et des Finances, a créé une Commission Finance Islamique chargée de proposer des mesures à même de faire de la France une terre d’accueil à la finance islamique ;
o quelques institutions financières islamiques sont en passe de faire valoir leur droit à un agrément bancaire auprès de la Banque de France ;
o des sociétés de conseil spécialisées dans l’accompagnement de l’industrie financière islamique (comme Global Secure Finance par exemple) se sont créées et sont déjà très actives sur le territoire hexagonal ;
o des formations initiales et professionnelles en finance islamique existent déjà, notamment à Strasbourg ;
o la France compte déjà trois Conseil de Conformité (Shari’ah Board) ;
o une émission de sukuk français pourrait être enregistrée cette année ; et enfin
o un Institut Français de Finance Islamique devrait voir le jour dans les prochains mois. De toute évidence, en Europe aujourd’hui, la France fait figure de proue en matière d’enracinement de la finance islamique sur son territoire.
La finance islamique apporte t-elle des solutions dans le contexte de crise financière ?
En effet, la finance islamique souffre moins que le secteur conventionnel, pour une raison simple : la plupart des instruments financiers à l’origine de la crise actuelle, c’est-à-dire les créances hypothécaire de mauvaise qualité et leurs dérivés « repackagés » par les opérations de titrisation sont interdites en finance islamique… En effet, tous ces produits reposent sur le principe de l’intérêt, interdit en islam. Par conséquent, les banques islamiques ne portent à leur bilan aucune des classes d’actifs qui ont alimenté la crise dite des « subprimes ». Ensuite, les banques islamiques sévissent dans des zones géographiques (le Golfe et l’Asie musulmane) riches en liquidité (quoique pour des raisons différentes), et par conséquent ne souffrent pas du tarissement des liquidités dont ont souffre au Nord. Cela dit, les primes de risque se sont élargies partout, y compris dans les zones de financement islamique, et cela en raison de la perception d’une hausse généralisée du risque. Par conséquent, quand bien même le marché des émissions de sukuk est toujours dynamique, sa croissance est aujourd’hui bien moindre qu’elle ne l’aurait été sans les suprimes. La croissance des émissions de sukuk était exponentielle jusqu’en 2006, puis elle s’est un peu tassée au cours de 2007, une tendance qui se confirme en 2008. De nombreux émetteurs potentiels de sukuk ont tout simplement reporté leurs émissions, en prévisions de spreads plus attractifs dans les mois à venir. En un mot la finance islamique ne saurait être la panacée, la réponse à toutes les questions de fond que se pose l’industrie financière mondiale. En revanche, sans être la solution, elle constitue une alternative qui a fait la preuve de sa résilience, de sa capacité de croissance et de sa maturité. Elle rappelle simplement à la finance traditionnelle que les excès de l’innovation nominale et notionnelle, c’est-à-dire virtuelle, sont largement fallacieux, et qu’il est bon, souvent, de servir l’économie réelle, davantage que de se servir d’elle. La finance islamique a bien résisté à cette crise-là ; mais cela ne veut pas dire qu’elle soit immunisée contre toutes les crises. L’industrie financière islamique fait face à de nombreux risques, dont certains lui sont spécifiques. Le risque majeur réside dans la perception d’une insuffisance de conformité aux principes de la Charia par les banques en place ou les nouveaux entrants. En effet, on mesure la robustesse d’un système à l’aune de son maillon le plus faible. La concurrence entre banques islamiques commence à faire rage et les tentations peuvent être fortes d’une certaine complaisance par rapport à l’application des principes chariatiques, au risque de jeter l’opprobre à l’encontre du modèle dans son entier. Le second risque est celui d’une insuffisance de standardisation de la finance islamique. Il n’y aurait pas une finance islamique, mais des finances islamique, avec un risque certain d’atomisation, d’hétérogénéisation, et in fine de ghettoïsation des pratique de ce modèle alternatif. Il existe en effet une forme de concurrence normative entre les 4 écoles de pensées de l’islam : chafiite, hanbalite, malékite et hanafite, qui épousent bon an mal an la géographie de l’islam. On oppose traditionnellement le golfe Persique plus conservateur au Maghreb et à l’Asie plus libéraux. Le modèle de finance islamique qui tend à l’emporter est celui, plus rigide du Golfe, même si la Malaisie se défend bien. Mais à trop vouloir marquer ses différences, le risque de dispersion est prégnant, ce qui risque d’affaiblir l’offre.
Les pays du Golfe ont-ils vocation à devenir les nouvelles places fortes de la finance mondiale ?
Ils le sont déjà ! Le centre de gravité de l’économie-monde s’est depuis quelques années déjà déplacé vers l’est, avec l’émergence de nouveaux géants, dits BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Les transactions financières aussi subissent une translation à l’est, et les pays du Golfe, riche de leurs réserves d’hydrocarbure, de leurs fonds souverains et de leur liquidité (malgré la crise mondiale), se positionnent en tant qu’investisseurs en dernier ressort, contribuant à stabiliser l’économie mondiale. Les fonds souverains notamment ont souvent joué le rôle de « Chevaliers Blancs », sauvant de la débâcle nombre d’institutions de l’hémisphère ouest. Cela dit, nous n’assistons pas à une révolution ; c’est davantage une évolution. Les centres financiers du Golfe sont encore trop jeunes, trop concentrés, trop exigus pour prendre à leur charge le financement d’une très large part des besoins mondiaux… mais ils y contribuent de manière plus flagrante, plus ordonnée et plus rigoureuse que par le passé. Les cartes sont rebattues, mais les règles du jeu sont identiques, et les atouts sont toujours entre les mains des grandes places financières de la planète, au premier rang desquelles Londres et New York, quand bien même ces dernières auraient perdu de leur lustre. Il faudra encore de nombreuses années avant que les capitales financières du Golfe relèvent les défis de la complexité, de la sophistication, de la taille, du capital humain et de la stabilité, toutes des conditions sine qua non à l’émergence de places financières authentiquement globales.
Anouar Hassoune, 33 ans, a rejoint Moody’s Investors Service en janvier 2008, où il assure la notation financière des banques du monde arabe et coordonne les efforts de Moody’s en matière de finance islamique, au sein d’un groupe d’une quinzaine d’analystes. Entre 2001 et 2008, Anouar était analyste auprès d’une autre agence de notation financière, Standard & Poor’s, où il a contribué à élargir la couverture en notation des émetteurs du Moyen-Orient et à approfondir les méthodes et techniques analytiques applicables aux institutions financières islamiques. Diplômé de l’école HEC, de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Université de Paris 1, Anouar est aussi normalien et agrégé en sciences de gestion. Anouar est professeur vacataire à l’école HEC, où il enseigne l’analyse du risque-pays et anime diverses formations d’économie financière appliquée. #]#]
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16/05/2009
L'avis de Dati sur la finance islamique par Bondy blog
Bonjour,
Vosu trouverez ci dessous un lien que nous vous conseillons de lire sur le point de vue de la ministre de la justice Rachida dati sur la finance islamique.
http://20minutes.bondyblog.fr/news/200905151308/rachida-dati-parle-business-et-bebes-a-bondy
(Copier coller le lien)
FINEQUITY
10:55 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finance islamique
25/04/2009
LE MAROC ET PARIS S'ORGANISENT !
La finance islamique :
Le Maroc et la Place de Paris s'organisent
Par Mokdadi Hamadi
En guise d'introduction, je souhaite aborder l'histoire du système financier dans les pays musulmans. En effet, dans l'islam, le commerce de l'argent est inconcevable, ainsi que le prêt, et à plus forte raison le prêt à intérêt assimilé à l'usure. Or, une économie est fondée sur les crédits et les opérations bancaires en général. Quand les Etats musulmans ont accédé à l'indépendance et qu'il leur a été nécessaire d'organiser leur économie, il leur a fallu créer des organismes financiers, des banques, etc. Ce sont les plus souvent les minorités non musulmanes qui s'en sont chargées. Cela présentera rapidement des inconvénients, les autochtones musulmans se trouvant à la tête des entreprises, du gouvernement, et ne disposant pas eux-mêmes du circuit de crédit. Le cas le plus significatif est celui du PAKISTAN.
En Egypte, on est parvenu à trouver la solution par la mise en place du groupe Miçr (organisation des finances nationales et de l'économie) contrôlé par des musulmans. C'étaient les premiers pas pour accéder graduellement au contrôle des entreprises financières égyptiennes. Dans les autres pays, il a bien fallu arriver à un compromis, qui permit d'organiser des systèmes de crédits sans attenter aux principes religieux.
Pour résoudre cet épineux problème, les banques dans les pays musulmans ont d'abord été des banques d'Etat, et par la suite les développements du système financier se sont succéder et sous différentes formes, fortement exercées dans l'ensemble des pays.
Lancée depuis les années 70 au moyen orient, la finance islamique représente aujourd'hui entre 500 et 800 milliards de dollars d'actifs gérés selon les principes de la Charia et a enregistré une croissance annuelle de 15% depuis les dix dernières années.
Cependant, son apport reste faible en Afrique malgré les 412 millions de musulmans qui constituent près de 50% de la population globale estimée à 850 millions d’habitants.
Selon un rapport publié le 26 mars 2008 par Moody"s Investors Services, le marché potentiel de la finance islamique sur le continent africain pourrait s'élever à près de 235 milliards de dollars US.
En filigrane, il est admis de ne pas douter que les institutions financières continueront d’adapter leurs produits, pour profiter de la liquidité actuellement présente dans les pays musulmans, au travers d'une niche spécialisée: "la finance islamique" qui a crû très rapidement, durant les trois dernières décennies, pour devenir une industrie mondiale portant sur plusieurs centaines de milliards de dollars qui présente une opportunité de financement pour les Etats souverains, qui souhaiteraient recourir au Sukuk, afin de financer leur économie.
C’est ainsi que beaucoup de pays, qui ont réussi à mettre à niveau leur situation financière ces dernières années, ont ré-exprimé des nouveaux besoins de liquidité auprès des investisseurs du Golfe et du sud-est asiatique, pour accompagner des investissements en infrastructures, et ce en émettant des obligations (sukuk en finance islamique).
Le cas du MAROC est intéressant, les banques marocaines proposent depuis mai 2007 des produits islamiques, qui permettent aux clients de mener des opérations dans le secteur de l'immobilier et des équipements par l'IJARA (assimilé au leasing), la MURABAHA pour financer les commerçants et el MOUCHARAKA pour le capital investissement. Les projections font émerger le secteur de l'immobilier qui sera certainement le plus dynamique, et ce en mettant en place des crédits immobiliers par le biais de l'IJARA qui permet à la banque d'acheter le bien et le louer à son client avec option d'achat à terme du contrat. La rémunération est incluse dans les prix et étalée sur toute la durée.
Sur d'autres continents et surtout en FRANCE, il est intéressant de présenter comment les banques européennes se sont organisées -ou s'organisent- pour développer les préceptes de cette finance et quel est l'intérêt affiché. En effet, les premiers produits financiers, en accord avec les principes islamiques, ont vu le jour en 2004 dans la zone Euro et plus précisément en Angleterre, qui a autorisé l'implantation des banques islamiques.
De son côté, active dans ce secteur depuis le début des années 80, BNP Paribas a été l'une des premières banques à opter pour développer la finance islamique. En 2003, BNP Paribas Najmah a été créée dans le Royaume de Bahreïn avec la mission de fournir des solutions islamiques dans le monde entier.
BNP Paribas a reçu le prix Euromoney de "Best Islamic Finance House". Cette nomination reconnaît son expertise dans les activités liées au: financement de projets à structure islamique, Corporate Finance et Corporate Banking. De plus, d'autres solutions créatives étaient développées : première Emission Obligataire Islamique (Sukuk), Dérivés Actions (Equity Derivatives), Titrisation (Asset Securitization), Dérivés de Crédit (Credit Derivatives) et Financement Structuré Islamique de type «Murabaha».
C'est désormais au tour de la SGAM AI, filiale de la Société Générale de proposer des investissements qui respectent la loi islamique.
De même, et depuis la création de son unité de banque islamique (IBU) à Bahreïn en 2004, le Crédit Agricole réalise des transactions spécifiquement islamiques, prévoyant de proposer des produits garantis sur les matières premières, respectant les règles du «murabaha» aux investisseurs institutionnels.
Et c'est seulement qu'à la suite du rapport ARTHUIS sur les fonds islamiques présente au Sénat français en octobre 2007 où il fait savoir "Qu'il y a là, à l'évidence, matière à réflexion, pour les acteurs européens continentaux et notamment français ...", et constate qu'il s'agit d'un marché à fort potentiel de développement. En effet, depuis le mois de février 2009, la finance islamique est désormais autorisée en France, grâce à une modification de la loi fiscale et l'amendement adopté par le sénat en date du 18/03/2009 qui a modifié le régime de la FIDUCIE. Cette nouvelle législation va permettre à la place de PARIS de développer l'émission des SUKUK (obligations) compte tenu d'une instruction fiscale sur la neutralité des opérations de MURABAHA (opération d'achat au comptant suivie d'une revente à terme) et sur la déductibilité de la rémunération versée au titre des SUKUK.
Il est même envisagé de créer un fonds souverain de 100 milliards d'euros, sur lequel MM. Jean-Michel Fourgous et Olivier Dassault, déclaraient lors d'une interview parue dans les colonnes du PARISIEN du 02/04/2009, que ce fonds est vital pour stimuler la croissance économique et investir dans des secteurs clés porteurs d'avenir. Ce fonds peut investir dans des sociétés performantes et d'avenir où le taux de rendement varie entre 7 à 10%, bien plus que les bons de trésor (2 à 3%).
Evoquant à l'occasion, que Edmund Phelps, Prix Nobel, a calculé qu'en remettant la culture économique des peuples à niveau, on pourrait gagner 3 à 4% de croissance.
Ils affirment qu'ils sont des partisans convaincus pour développer la finance islamique en FRANCE, qui pèsent 700 milliards de dollars dans le monde, surtout que la confiance devrait revenir ! Les actifs toxiques qui ne représentent que 1% (2.000 milliards) de la masse totale des actifs qui s'élève à 200.000 milliards, ne doivent pas handicaper ce retour fort espéré par tous les dirigeants politiques et économiques.
Par ailleurs et en préfaçant l'ouvrage "LA FINANCE ISLAMIQUE A LA FRANÇAISE : un moteur pour l'économie, une alternative éthique", qui est le résultat des recherches de 10 compétences reconnues pour faire, d'après les auteurs, de la place de Paris un lieu de l'innovation conceptuelle en matière de finance islamique, M. HERVE DE CHARETTE (député, ancien ministre français des Affaires étrangères et président de la chambre de commerce franco-arabe), explique les mérites de la finance islamique, et considère que la France accuse un retard dans ce domaine par rapport à la Grande-Bretagne, par exemple, et qu'il est d'intérêt stratégique d'en adopter les techniques, et ce pour 3 raisons, je cite :
- financer les efforts d'investissements surtout dans l'appareil productif et de recherche, clef de la croissance d'aujourd'hui et de demain ;
- renforcer la place de PARIS pour devenir une place financière dynamique et profonde pour offrir aux entreprises, grandes ou moyennes qui cherchent de s'agrandir, les moyens de leur développement et surtout pour nouer des relations privilégiés et investir les marchés moyen-orientaux ;
- meilleure prise en compte des besoins d'une partie de la population française, qui souhaitent disposer d'instruments financiers conformes à leur croyance religieuse et des convictions sociales.
Notons que la formation est à l'ordre du jour, c'est d’ailleurs l’Institut de la bourse britannique en partenariat avec l’Ecole supérieure des affaires libanaise qui a créé en octobre 2006 le premier diplôme mondial de finance islamique.
Aujourd'hui, l'université de Strasbourg assure la formation pour obtenir un diplôme en finance islamique, l'institut sup de Reims propose un cours et un institut est en cours de création. De même, des cycles de formation sont prévus partout en France à partir du deuxième semestre 2009.
http://www.webmanagercenter.com/management/article-74282-la-finance-islamique-le-maroc-et-la-place-de-paris-s-organisent
11:36 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ijara, sukuks, murabaha, finance islamique, formation en finance islamique, banques islamiques, asset securization, fonds, bnp, systeme financier islamique