16.02.2009
CONFERENCE SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS LES FINANCES ETHIQUES
ASSOCIATION FINEQUITY
ORGANISE UNE CONFERENCE le 22 février 2009
à 14h00
Au MYANIS,
Salon de thé, 132 boulevard de Ménilmontant 75020 Paris
Les finances éthiques à l’heure du développement durable
L’intérêt accru pour la finance islamique tant des pouvoirs publics que des professionnels et particuliers, ravive le débat du développement durable et de la nécessité de promouvoir la finance éthique sous ses différentes. C’est dans ce contexte que Finequity, fervent acteur et promoteur des finances éthiques, équitables et solidaires vous propose d’aborder ces thématiques.
14h : Début de la conférence
- Le développement durable, de sa définition à son immersion dans la finance éthique
- Son application en Micro Finance, ISR, et Finance Islamique
15h : Table ronde :
- Vers une conjonction des finances éthiques ?
- Le coming out des finances éthiques : de la structuration des acteurs aux efforts des figures politiques
15h30 : Débat avec la salle
17h30 : Tea time
Avec la participation de :
Mlle Christelle Banlier
– Consultante en contrôle de gestion – Membre de l'association Finequity
Mlle Nadia Dhaoidi– Responsable développement, J'Epargne Utile
Mr Tarik Bengarai– Chercheur en jurisprudence et en économie – Co fondateur de doctrine malikite.fr
M. Kader Merbouh – Consultant en banque d'investissement, Président de l'association Finequity
M. Mallé Siby – Analyste Risques Marchés, Membre de l'association Finequity
Contacter et rencontrer Finequity :
E-mail : association.finequity@gmail.com
Blog : http://associationfinequity.hautetfort.com
21:58 Publié dans FINEQUITY AGENDA 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : developpement durable, ethiques, isr, fonds ethiques, micro finance, finance 2.0, finance islamique
13.01.2009
BABYLOAN
Je tiens a remercier Thomas pour son lien. Et je tiens a le feliciter de sa note que nous publions ci dessous.
mercredi, 07 janvier 2009
Le micro crédit de Babyloan
Le 12 décembre dernier, les membres du site Babyloan proposaient une rencontre ouverte aux intéressés par le micro crédit. Céline et moi sommes allés à leur rencontre à l’Alter Mundi, bar sympa du XIème arrondissement.
Babyloan, qu’est ce que c’est ?
Un site français de micro crédit ouvert en septembre 2008 par Aurélie Duthoit et Arnaud Poissonier, tous deux anciens salariés d’Oxus, une filiale de l’ONG Acted (Agency for Technical Cooperation and Development) spécialisée dans la micro finance. Concernant la différence entre micro crédit et micro finance, nous reviendrons dessus dans une prochaine note.
A ce jour, la société Babyloan compte 5 salariés, 2 stagiaires et la communauté de 1946 Babyloaniens a engagé 88 085 € de prêts en 5 mois.
Initié il y a un an, ce projet se traduit par son site www.babyloan.org où on peut parcourir une liste de 35 projets localisés au Bénin, au Cambodge et au Tadjikistan. Ce nombre évolue et des projets menés au Ghana, au Maroc, en Equateur et à Madagascar seront proposés en 2009.
Chaque projet est présenté avec le nom de l’entrepreneur, sa photo, une description de son projet, le prêt requis et sa durée. Le prêt est accordé à l’entrepreneur une fois que l’intégralité de la somme a été réunie. En bas à gauche, la communauté des prêteurs est également identifiée.
En bas à droite, figure la mention d’un partenaire local. Finadev, dans le cas de Joséphine Adjikpe. Finadev est une Institution de Micro Finance, partenaire local de Babyloan.

Bayloan, interlocuteur des prêteurs ; les instituts de micro finance, interlocuteurs des emprunteurs
A ce jour Babyloan travaille dans 3 pays en relation avec 3 instituts de micro finance (IMF), implantés sur le terrain à proximité des entrepreneurs. La fonction de ces IMF est d’identifier, d’évaluer et d’entretenir la relation directe avec les bénéficiaires des prêts.
"Nous travaillons en partenariat avec trois institutions de micro finances (IMF), le réseau Oxus de l’ONG Acted (Agency for Technical Cooperation and Development), Horus et Entrepreneurs du monde qui acceptent et choisissent les bénéficiaires sur le terrain" explique Arnaud Poissonnier.
Comment ça marche ?
L’internaute peut prêter une somme à un entrepreneur qu’il choisit. Ce prêt n’est pas rémunéré par un taux d’intérêt, et le remboursement à lieu une fois le remboursement effectué du côté de l’emprunteur. Ce sont les institutions de micro finance qui garantissent le remboursement du prêt et supportent le risque financier de l’entrepreneur. De l’autre côté de la chaîne, l’emprunteur paye un taux d’intérêt, qui varie en fonction des IMF. Babyloan plafonne le volume de prêt à 2000 € maximum. A ce jour chaque babyloanien prête en moyenne 50 €.
Le modèle économique de Babyloan
Babyloan prélève à l’internaute une commission de 1€ par tranche de 100€ prêtés. Cette commission sert à couvrir les frais d’acheminement de l’argent jusqu’à l’entrepreneur.
Par ailleurs, Babyloan facture le service d’accès à la plateforme aux institutions de micro finance, qui bénéficient ainsi d’une ressource gratuite d’argent auprès des babyloaniens solidaires. Babyloan n’est pas une association mais un social business – A ce titre, sa mission sociale est forte et omniprésente mais Babyloan a la « contrainte » économique d’atteindre à terme l’équilibre et doit alors chercher des moyens de se financer et couvrir les coûts du développement du site.
L’avenir de Babyloan
L’avenir de ce nouvel acteur se joue également autour d’un enjeu pédagogique sur la micro finance, ses principes et son fonctionnement pour une meilleure compréhension du grand public prêteur.
A mon sens, cet enjeu passe également par une mise en valeur de la parole de ceux qui recourent au microcrédit ainsi que de la visibilité des résultats des activités sur le terrain : rapports d’études, statistiques, témoignages…
Le développement de babyloan passe aussi par de la pédagogie autour de son modèle de « social business » qui ne fait pas de la rentabilité une finalité pour rétribuer ses actionnaires mais plutôt une condition de la pérennité de ses activités. Obligé de se constituer en SARL compte tenu de son activité bancaire, Babyloan ressemble plus à une association qu’à une société anonyme, mais il faudra en faire la démonstration.
Complément vidéo
Aurélie, que nous remercions au passage pour ses explications, a développé quelques thèmes que nous lui avons proposés :
Présentation d’Aurélie, de son parcours – 2 min
09:05 Publié dans 3-MICRO-CREDIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : micro credit, micro finance, taux d'interet
29.12.2008
Application du micro crédit en Egypte
| La micro finance donne du pouvoir aux femmes égyptiennes |
Par Iman Bibars [1]
Dans le cadre de la microfinance, les femmes se voient offrir la possibilité de créer un petit commerce chez elles ou près de chez elles, de sorte qu’elles ne sont pas contraintes de laisser leurs enfants seuls à la maison. La vente de légumes, d’articles d’épicerie, de vêtements ou d’accessoires confectionnés artisanalement sont autant d’exemples de ces petits commerces. De cette façon, les femmes peuvent subvenir aux besoins de leurs enfants, pourvoir à leur éducation et leur payer des soins médicaux.
En Egypte, les microcrédits sont proposés à des groupes d’au moins cinq femmes sans demander de garantie, mais à condition que chacune d’elles se soit engagée à travailler sur un projet précis. Pour obtenir un prêt, les femmes doivent avoir soit une activité existante, soit des idées pour en créer une. Des chercheurs, dont la spécialité varie selon la nature du projet, mènent ensuite mener une étude sur le terrain afin de s’assurer du caractère rentable et pertinent du commerce pour la région dans laquelle il est implanté.
Bien connu dans le monde de la microfinance, mais beaucoup moins en dehors de ce secteur, le taux d’amortissement du prêt pour les femmes qui en bénéficient est formidablement élevé : 99% dans le cas de l’Egypte. Les taux d’intérêt en microfinance sont généralement élevés comparés à ceux pratiqués pour les prêts conventionnels, car les bénéficiaires n’ont jamais été créditeurs par le passé ou ne détiennent pas de compte en banque. Cependant, les femmes qui bénéficient d’un prêt parviennent souvent à créer et à developer des projets privés.
Néanmoins, le secteur de la microfinance en Egypte se heurte malheureusement à des obstacles. A titre d’exemple, il n’existe pas en Egypte de lois spécifiques sur la microfinance comparables à celles d’autres pays dans le Grand Moyen-Orient, comme le Maroc. Ce dernier a institutionnalisé des cadres juridiques pour le microfinancement des ONGs à l’intérieur desquelles elles pourraient fonctionner.
Il existe aussi un manque d’information au sujet du programme et, en conséquence, près de 80% de la population égyptienne ignore les mécanismes de prêt existants ou les possibilités qui s’offrent à elle.
Il y a également besoin d’instaurer un quota selon les sexes car les programmes de prêts, bien que destinés aux deux sexes, sont le plus souvent accordés aux hommes, beaucoup de femmes n’ayant pas de carte d’identité ou autre document officiel.
Par ailleurs, les ONGs ou toute autre institution collaborent peu en matière de prêts. La collaboration institutionnelle est nécessaire pour que l’Egypte surmonte ces obstacles et s’assure que le microfinancement est accessible à plus d’individus dans le besoin. N’ayant pas de départements de microfinancement, les banques commerciales devraient peut-être envisager d’offrir aux ONGs des prêts spéciaux qui leur permettraient d’identifier les clients de la microfinance, en élargissant la portée du crédit aux pauvres tout en augmentant les marges des organismes de prêt.
La diversification des services de la microfinance qui comprend les prêts, la formation, le support technique et les études de faisabilité ainsi que la levée des restrictions sur des activités de crédit au-delà des prêts conventionnels pourrait également accroître la portée et les retombées des succès que la microfinance a enregistrés à ses débuts .
La création d’un centre d’information spécialisé pour documenter l’historique des emprunteurs et la mise en place de stages pour ceux qui travaillent dans les programmes de microfinance contribueraient également à améliorer le système. Par exemple, ADEW réclame la coordination entre les praticiens et le Social Fund for Development (Fonds social pour le développement), une initiative commune entre le gouvernement égyptien et le programme des Nations Unies pour le développement qui conçoit les programmes de développement et assure le financement de plusieurs initiatives liées au développement.
Le prêt n’est pas l’apanage des banques. Les ONGs qui travaillent dans la microfinance jouent déjà un rôle primordial dans le processus de développement en Egypte au travers de leurs connaissances approfondies des zones reculées et marginalisées qui ne sont pas ciblées par le secteur bancaire commercial.
Les ONGs comme ADEW sont donc remarquablement placées pour atteindre les bénéficiaires marginalisés et sensibiliser les personnes, auxquelles il ne serait pas possible d’avoir accès autrement, au sujet des mécanismes de prêts. La relation étroite avec les communautés marginalisées ainsi que la coopération avec les donateurs bilatéraux et multilatéraux font des ONGs des acteurs naturels dans le processus du prêt.
Bien que ces prêts ne réduiront pas totalement la pauvreté de l’Egypte ou n’apporteront pas de développement économique immédiat, ils représentent un moyen novateur de survie et d’emploi durable pour bon nombre d’Egyptiens et peuvent jouer un rôle important dans le développement global de l’Egypte.
Source : Service de Presse de Common Ground (CGNews), 31 octobre 2008, www.commongroundnews.org.
[1] Dr. Iman Bibars est présidente de l’Association pour le développement et la promotion de la femme (ADEW, www.dew.org/adew) et experte internationale en matière de genre et de développement. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).
17:06 Publié dans 3-MICRO-CREDIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : micro finance, femmes