06.11.2009
LE BARCAMP DE LA FINANCE ETHIQUE FINEQUITY/J'EPARGNE UTILE
Bonjour,
FINEQUITY et J'EPARGNE UTILE ont l'honneur de vous annoncer le prochain BARCAMP et le premier du genre dans le monde du BARCAMP:
LE BARCAMP DE LA FINANCE ETHIQUE qui reunira de grands experts dans plusieurs domaines de la finance ethique:
Pour vous inscrire
http://barcamp.org/FinancesEthiquesCamp
ATTENTION les places sont limités. (100 places pas une de plus !!!)
Finances Ethiques Camp
La finance éthique et responsable désigne des pratiques financières innovantes, dont l’objet est l’introduction de critères autres que la rentabilité financière. Elle s’illustre notamment au travers de l’Investissement Socialement Responsable, de la microfinance, de la tontine, du prêt peer to peer et de la finance solidaire.
Ce BarCamp se propose d’explorer les contours de la finance éthique et responsable, les opportunités pour les acteurs, et ses problématiques de mise en œuvre auprès du grand public, tant au niveau du message que des outils techniques et juridiques.
Qu'est-ce qu'un BarCamp ? (What is BarCamp? )
http://fr.wikipedia.org/wiki/BarCamp -- wikipedia francophone
Le BarCamp est une "non-conférence ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp. C'est le principe "pas de spectateur", "tous participants".
http://en.wikipedia.org/wiki/Barcamp -- wikipedia
Le lieu (Where) ?
La Cantine par Silicon Sentier, passage des Panoramas Paris 2ème (métro : Grands Boulevard) Google Map
Quand (When) ?
Attention Nouvelle Date !!!
Pour permettre à tous de participer aux rencontres Babyloan et à ce BarCamp Finances Ethiques, l'évènement à été repositionné au 21 novembre.
Samedi 21 novembre 2009 14h00 -19h00
Saturday, november 21th, 2009 from 14.00 PM to 19.00 PM
(Accueil dès 13h30, nous installerons la salle et préparerons le barcamp avec ceux qui peuvent être présents à cette heure)
Organisation (hosts, organization)
* Silicon Sentier / La Cantine
Sponsors
Projets, présentations, ateliers (Sessions and presentations)
N'hesitez pas à proposer des thèmes d'ateliers.
Compte rendus / Photos / Vidéos
Participants (Attendees)
<<< A NOTER >>> : Le nombre maximum de personnes est limité à 100, mais n'hésitez pas à vous inscrire jusqu'à 110 : on sait par expérience qu'entre les "no-show" et les campers arrivant tard ou partant tôt personne ne restera à la porte !
<<< PLEASE NOTE >>>: The space is limited to 100 people, but don't hesitate to register until 110 : we know that there will be some no-show and that some campers will arrive late or quite early, so your sure to have a place.
>>> Pour vous inscrire, il suffit d'ouvrir un compte sur ce wiki et de rentrer vos coordonnées dans le tableau ci-dessous. Si vous rencontrez des difficultés ou n'êtes pas habitués aux wikis, vous pouvez contacter : paul arobase siliconsentier.org (sans espace)
10:40 Publié dans 0 -PROCHAIN EVENEMENT DE FINEQUITY | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : micro credit, peer to peer, finance islamique, isr
30.06.2009
ISR ET LA CRISE
Source : Rédaction CFO-news
ISR : L'investissement socialement responsable et la crise financière
L'investissement socialement responsable et la crise financière: se protéger contre une destruction de valeur globale.
Cet exemple, classique en théorie des jeux, se retrouve naturellement dans le comportement des investisseurs: ce qui peut être bon pour un investisseur individuel ne l'est pas nécessairement pour la communauté des investisseurs prise dans sa globalité. Exercer une forte pression sur les entreprises afin qu'elles réalisent une rentabilité immédiate maximum est en effet susceptible d'augmenter les gains à court terme, mais aura finalement un effet pervers: elles prendront davantage de risques et pourront être amenées à recourir à des pratiques d'affaires irresponsables qui finiront par entraîner tout le monde au désastre. Les investisseurs forment de facto une sorte de «communauté de destin» économique.
Et c'est l'une des interrogations que pose de la crise actuelle: celle du rôle que devrait prendre l'analyse extra-financière, et en particulier la meilleure prise en compte des critères d'investissement Environnementaux, Sociaux et de bonne Gouvernance (ESG).
Une telle question fera probablement bondir la plupart des investisseurs «classiques», d'autant que depuis le début de la crise, les produits d'investissement mettant en oeuvre les concepts ESG ont souffert bien autant que les investissements conventionnels, si ce n'est parfois davantage. Certains parviennent même à peine à masquer leur «schadenfreude».
Après tout, l'analyse ESG n'avait-elle pas justement pour objet d'identifier ces risques, au delà des techniques financières traditionnelles? Et la crise actuelle n'a-t-elle pas apporté la preuve que ces grands discours d'autopromotion sur les risques et opportunités cachés liés à la durabilité étaient totalement erronés?
La réponse à ces deux questions reste mitigée, dans le sens où certains partisans d'une approche particulière de l'ESG ont en effet probablement mérité cette critique: ceux qui voulaient nous faire croire qu'il était réellement possible et suffisant de n'examiner que les critères ESG «financièrement matériels», c'est-à-dire limiter les indicateurs ESG à ceux susceptibles d'avoir une influence directe sur la rentabilité des entreprises. Bien évidemment, ces «champions» de la matérialité ont vu leurs performances anéanties, à l'instar de celles des autres acteurs du marché.
Devons-nous pour autant passer à autre chose et jeter aux oubliettes l'ensemble de l'ESG avec ses bévues? Loin s'en faut! Nous sommes au contraire persuadés que la crise a, de fait, validé un point de vue alternatif et plus traditionnel des investissements ESG, qui prône une approche plus large et moins arrogante de l'investissement socialement responsable (ISR). Après tout, personne ne saurait nier qu'à l'origine même de la crise, on trouve des pratiques endémiques et hautement insoutenables: objectifs de rentabilité immédiats et clairement incompatibles avec le contexte économique, distribution effrénée de crédit à des acteurs notoirement incapables de rembourser, incitations directes à la prise irresponsable de risques, ... et surtout recours à des pratiques de gouvernance ayant empêché tout contrôle efficace des risques et contribué à dissimuler le désastre naissant.
Sanctionner ces dérives professionnelles et encourager à une meilleure gouvernance constituent dès lors la justification ultime d'une stratégie d'investissement ISR crédible. Promouvoir activement les bonnes pratiques de gouvernance au plan environnemental et social, dans les entreprises comme dans l'ensemble de l'économie, demeure en dernière analyse la protection la plus efficace que nous puissions «acheter» contre une destruction de valeur aussi importante que celle que nous avons observée.
Le terme d'«acheter» a été choisi ici à dessein. Nous devons en effet apprendre à considérer l'ISR comme une sorte de «prime d'assurance», un investissement dans la stabilité de notre système financier et économique. Comme pour s'assurer contre un dommage, une stratégie d'investissement durable exige le paiement d'une prime et peut donc, au moins à court terme, avoir un certain coût. Malheureusement, moins le système économique est durable, plus ce coût sera élevé!
Du point de vue de l'investisseur, individuel comme institutionnel, renoncer au rendement maximal réalisable sur un placement et se contenter d'une rentabilité marginalement plus faible semble relever de la mauvaise décision. C'est toutefois un sacrifice qui mérite peut-être d'être consenti si nous voulons nous protéger efficacement contre le pire scénario, celui d'une correction à la baisse, généralisée et massive, qui ne touchera pas seulement les mauvaises entreprises à l'origine du chaos, mais qui enfoncera également l'ensemble du marché.
Bien sûr, se borner à identifier les meilleures entreprises et y investir ne sera pas d'un grand secours aussi longtemps que le nombre d'investisseurs ISR agissant ainsi restera aussi limité qu'aujourd'hui. Ce dont nous avons donc besoin, c'est d'un nouveau code d'investissement et de l'effort conjoint d'un nombre d'investisseurs suffisamment important pour entraîner le changement souhaité.
Par conséquent, renoncer au profit maximal réalisable à court terme et viser une croissance un peu plus faible, mais raisonnable à long terme, semble non seulement souhaitable d'un point de vue normatif, mais également constituer une stratégie d'investissement plus rationnelle. Car elle favorise une économie globalement plus stable et durable, pour les entreprises comme pour les investisseurs et finalement pour la société.
Par Christoph Butz et Olivier Ginguené
Christoph Butz est expert en développement durable, Olivier Ginguené est membre du comité exécutif de Pictet Asset Management à Genève.
Pictet & Cie
Route des Acacias 60
1211 Genève 73
www.pictet.com
Définition de Pictet Asset Management («PAM»): Dans ce document, Pictet Asset Management regroupe l'ensemble des filiales et départements opérationnels du groupe Pictet liés à la gestion institutionnelle: Pictet Asset Management SA, société suisse enregistrée auprès de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA, Pictet Asset Management Limited, société britannique autorisée et régulée par la Financial Services Authority, et Pictet Asset Management (Japan) Limited, société japonaise régulée par la Financial Services Agency of Japan.
13:40 Publié dans 4-I.S.R | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : isr, crise, valeur, gouvernance, social, ecologie
12.06.2009
ISR ET FINANCE ISLAMIQUE SE RAPPROCHENT
Source : http://www.boursorama.com/opcvm/detail-actualite-opcvm.phtml?num=211dbd34962e40f6f706f1edfd688a1f
ISR et finance islamique se rapprochent :
(Newsmanagers.com) - Alors que des offres mêlant investissement socialement responsable et finance islamique commencent à émerger, Novethic s'est interrogé sur les liens entre ces deux approches et sur leur éventuelle convergence dans une note de travail publiée en mai*.
L'ISR et la finance islamique présentent plusieurs points communs. Prenant leur source dans les religions, "ils font appel à des paramètres extra-financiers et sont considérés par les places financières de Londres et Paris comme des axes de développement attractifs", indique Novethic.
Pour l'agence, qui analyse de manière détaillée les deux approches, "si ces "finances" se rejoignent par une finalité globale favorable au bien-être social et à un respect par l'homme de son environnement, la finance islamique est un système plus normé qui fournit à la fois des directives financières et extra-financières", lesquelles, pour Novethic, "convergent plutôt avec la finance éthique et de partage".
En conclusion, Novethic pense que les deux approches ne sont pas contradictoires dans leur finalité, et pourraient donc être "non seulement compatibles, mais aussi complémentaires".
L'agence appelle ainsi les acteurs de place financiers, centres de recherche, agences de notation, ONG ou même régulateurs, à favoriser leur rapprochement. " Cela permettrait de développer conjointement ces approches qui visent à encourager des pratiques plus éthiques, responsables et transparentes, et de trouver de nouvelles clientèles, notamment pour l’ISR dans les pays où il est aujourd’hui absent".
16:49 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : isr, finance islamique
24.03.2009
LES FONDS MONETAIRES ISR
Paris, le 23 mars 2009 – Novethic publie aujourd’hui sa première note de travail sur « Les fonds monétaires ISR ». Classe d’actifs en pleine expansion puisque leur volume a été multiplié par six en 2008, ils répondent à l’engouement des investisseurs pour la sécurité qu’offre ce type de fonds mais l’ISR ajoute une dimension de fiabilité tempérée par une transparence relative dans la communication et une absence d’engagement des promoteurs à ne pas investir dans les paradis fiscaux.
Explosion des fonds monétaires ISR
Les 13 fonds monétaires ISR recensés par Novethic dans sa note de travail, pesaient 6,3 milliards d’euros fin 2008, soit 31% des encours des fonds ISR distribués en France contre seulement 5% à fin 2007 ! Il est important de souligner que 6 de ces 13 fonds (dont les trois plus gros) ont été récemment convertis à l’ISR. La tendance se renforce début 2009 puisque les encours du monétaire ISR ont atteint 7,6 milliards d’euros à fin février 2009.
A titre indicatif, les encours des fonds monétaires sur le marché français ont accru de 32 à 43% pour atteindre 490 milliards d’euros sur 2008.
L’ISR garantie la fiabilité…
L’application d’un filtre ISR aux fonds monétaires offre des garanties supplémentaires à des produits déjà peu risqués, mais récemment discrédités par des démarches visant à doper leur performance. En effet, l’ISR permet de mieux répondre aux besoins de sécurité des investisseurs. Evaluer un fonds monétaire selon des critères ESG (Environnement, Social et de Gouvernance), permet d’en cerner la nature, les caractéristiques et de mieux identifier les émetteurs.
…mais pas la transparence
Néanmoins, le niveau de transparence fournit par les sociétés de gestion qui proposent des fonds monétaires ISR reste inégal et limité, notamment en ce qui concerne les règles de sélection et les seuils de tolérance. Alors que certains gérants excluent d’office les titres ne faisant pas l’objet d’une évaluation extra-financière, d’autres en autorisent un pourcentage, parfois jusqu’à 50%, en portefeuille. Par ailleurs, aucun d’entre eux n’a pris de position concernant les paradis fiscaux, considérés comme catalyseurs de la crise financière, dont les titres figurent parfois parmi les dix premières positions des fonds du panel de Novethic.
Les Fonds monétaires ISR constituent la première édition des notes de travail du centre de recherche de Novethic. Synthétiques, elles se focalisent sur une thématique ISR et ont pour objectif de nourrir le débat sur la prise en compte de critères ESG dans la sphère financière. Publiées à un rythme trimestriel, les notes de travail prévues pour 2009 concernent :
§ Finance islamique et ISR : Quelles convergences possibles ?
§ Quand le « private equity » passe à l’ISR
§ La généralisation de l’intégration de critères ESG
A propos de Novethic
Filiale de la Caisse des dépôts et consignations, Novethic est un centre de recherche, d'information et d'expertise sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises et l'investissement socialement responsable. Son site, www.novethic.fr, est le média expert du développement durable, source de référence pour les acteurs de l’économie responsable.
Source : Communiqué de presse
18:30 Publié dans 4-I.S.R | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : isr, developpement durable, fonds, environnement, social, finance islamique
13.03.2009
La finance religieuse
Dow Jones et Dharma Investments ont lancé des indices en accord avec les valeurs dharmiques. Religion et finance peuvent faire bon ménage
Après la finance islamique, la finance dharmique. Ce mot vient directement de « dharma », un concept commun à l'hindouisme, au bouddhisme, au jaïnisme et à la religion sikhe. Le dharma est la loi universelle régissant l'ordre des êtres et du cosmos.
Quel rapport avec la finance me direz-vous ? Certains principes éthiques comme la non-violence, la protection de l'environnement et de la communauté peuvent être appliqués en gérant ses avoirs.
Les indices créés par Dow Jones, en collaboration avec Dharma Investments, ont des points communs avec l'investissement socialement responsable. La recherche du profit est compatible sous certaines conditions avec des principes spirituels ou éthiques forts.
Cinq indices au total
Simplement, il faut faire des choix. Certaines entreprises indiennes comme le groupe de services informatiques Infosys ou le numéro un des télécoms Bharti Airtel ont été retenus.
Aux Etats-Unis, une valeur comme Apple respecte également les critères imposés.
En revanche, les experts ont exclu toutes les entreprises des secteurs suivants : défense, alcool, jeux d'argent, tabac, pornographie... Les groupes pharmaceutiques sont aussi exclus en raison des tests pratiqués sur les animaux.
Le travail réalisé par Dow Jones et Dharma Investments est très sérieux. La réflexion d'experts reconnus, universitaires et religieux, a permis la création de cinq indices au total.
Il y a d'abord le Dow Jones Dharma Global Index, véritable indice mondial. Ensuite, des référentiels ont été créés pour les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon et l'Inde. Le mois de janvier 2008 a été décevant pour les indices. En 2007, les performances ont été très variables d'un pays à l'autre. Le Dow Jones Dharma India a fini en hausse de 81,2 %.
Ce formidable bond traduit l'appétit des investisseurs pour la Bourse de Bombay. Comme un symbole, l'indice dédié au colonisateur britannique accusait un repli de plus de 10 %.
Au-delà des performances, l'entreprise Dow Jones réussit une nouvelle fois à faire parler d'elle pour ses indices. C'était déjà cette société emblématique qui avait lancé en 1999 les indices islamiques.
Nous remarquons que les secteurs exclus par la loi islamique sont souvent les mêmes que ceux bannis par le dharma. Sauf deux secteurs : la filière porcine et les services financiers.
A ce sujet, il est étonnant de voir des fonds souverains d'Etats islamiques prendre des participations dans des banques américaines. Que dire lorqu'il s'agit d'obligations convertibles avec des taux d'intérêt proches de 10 %... En même temps, si la finance et la recherche de rendement conduisent à l'apparition d'un commencement de laïcité dans les Etats islamiques, personne ne s'en plaindra.
A l'époque où ils avaient été créés, les indices conformes à la loi islamique avaient fait le tour du monde. Une nouvelle fois, Dow Jones réalise un joli coup médiatique. Les titres les plus prestigieux de la presse indienne ont déjà repris l'information. Des articles ont également été écrits dans certains médias américains comme Business Week et le Washington Post.
Les liens entre religion et finance sont anciens
Cette médiatisation s'explique par le fait que près d'un quart de la population mondiale est en phase avec une religion dharmique. Il ne s'agit pas simplement d'un phénomène de mode, tant cette population est appelée à prendre de l'importance. Sa croissance démographique est très soutenue.
La religion catholique n'a pas cet atout, que le prosélytisme ne peut compenser. Obtiendra-t-elle aussi son référentiel boursier ? Pour le moment, Dow Jones indique ne pas avoir l'intention de lancer un indice chrétien.
La popularité des indices déjà lancés montre que leur avenir est prometteur. Elle souligne aussi les liens particuliers existant entre la religion et la finance,dont l'histoire est souvent passionante.
Pour prendre un exemple, au cours du xixe siècle, deux banques d'affaires américaines très prestigieuses ont été fondées par des Juifs (Goldman et Lehman).
En Europe, la formidable saga des Rothschild est aussi un exemple de lien entre judaïsme et finance.
Le sociologue Max Weber s'est efforcé d'analyser, au moyen de concepts, les liens entre éthique protestante et esprit du capitalisme. L'affaire n'est pas simple et a suscité de nombreuses critiques. Parmi les nombreux arguments développés, l'auteur insiste sur le travail qui permet d'assurer son salut auprès de Dieu dans la religion protestante. Or l'utilisation rationnelle du travail est un des moteurs du capitalisme.
Les indices Dharma ont connu un mauvais mois de janvier dans un contexte boursier dégradé.
OLIVIER AUBERGER
23 Février 2008
Le Journal des Finances
14:57 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, finance, fonds, finance dharmique, isr, dow jones, ethique
03.03.2009
LANCEMENT DE BANQUE ETHIQUE EUROPEENNE
http://www.novethic .fr/novethic/ finance/economie _solidaire/ lancement_ banque_ethique_ europeenne. jsp
Lancement d’une banque éthique européenne
La première banque éthique alternative européenne verra le jour en 2010. Née de la fusion de la Nef (France), la Banca popolare etica (Italie) et Fiare (Espagne), cette banque adoptera le statut de coopérative européenne. L’enjeu est de doter le secteur de l’économie sociale et solidaire d’une institution bancaire dédiée à la demande grandissante d’une finance au service de l’Homme.
Le projet d’une banque alternative européenne mûrissait depuis le regroupement, en 2001, d’institutions financières au sein de la Fédération européenne des banques éthiques et alternatives (FEBEA). Il devrait aboutir en 2010 à la fusion de trois de ses membres – La Nef en France, Banca Popolare Etica en Italie et Fiare dans le Pays basque espagnol– au sein d’une nouvelle entité, la Banca Etica Europa, qui prendra le statut de société coopérative européenne.
« Le développement de la finance éthique nous impose de trouver des réponses adaptées à des attentes toujours plus élevées de nos sociétaires », constate Fabio Salviato, PDG de la Banca popolare Etica. Des attentes qui s’expriment tant du point de vue de la création et du développement d’entreprises et associations investies dans l’environnement, l’économie solidaire ou la solidarité internationale que de l’aspiration grandissante à une épargne citoyenne.
La banque transalpine affiche sur les trois dernières années un taux de croissance de 20 à 30 % tant pour la collecte de l’épargne que pour l’encours de crédit. Du côté de la Nef, l’octroi de prêts a décollé en 2008 (+ 27 %), tandis que l’épargne continue sur sa lancée avec une collecte en hausse de 18 %. La fusion donnera naissance à une banque de pleine exercice, bénéficiant de l’agrément bancaire de Banca etica. Un changement de taille pour Fiare qui dispose du statut de fondation et pour La Nef qui, faute d’agrément bancaire, confiait la gestion des comptes de ses sociétaires au Crédit coopératif. La future banque sera dotée d’un patrimoine de départ de 100 millions €, une épargne de 1,2 milliard € et 50000 sociétaires.
Grandir avec son éthique
Cette fusion à l’échelon européen répond aussi au désir de ces banques alternatives de réaffirmer leur rôle de promoteur face aux banques conventionnelles qui développent départements et produits éthiques. « Notre bilan représente un dix millième de celui de la BNP. Nous pouvons représenter plus, mais notre impact doit aussi être qualitatif, comme montrer qu’il est possible d’être transparent », explique Marc Favier, responsable des projets à La Nef*. « Les fondateurs de la finance éthique doivent rester les protagonistes d’un nouveau système financier », ajoute Fabio Salviato (cf. encadré).
Finance éthique à l’Italienne.
En Italie, éthique veut dire solidaire. Si la plupart des banques gèrent des fonds ISR, le terme d’éthique est réservé à l’activité bancaire orientée vers le financement local d’activités porteuses d’utilité sociale et/ou environnementale. Sur le petit 1,2 Md € de la finance éthique italienne, la Banca popolare etica est au 3ème rang avec 250 millions € d’épargne. Face à elle le numéro 1 des banques italiennes, Intesa San Paolo, a non seulement des fonds ISR, mais a créé en 2007 un concurrent direct à la banque coopérative, Banca prossima. Une concurrence que ne connaît pas la finance solidaire française où éthique et solidaire restent deux segments bien séparés.
Au-delà de la performance financière, c’est l’organisation de la gouvernance de la banque qu’il faudra surveiller afin de savoir si le défi est relevé. Banca Etica et La Nef sont déjà des coopératives dont les sociétaires sont les clients. Mais l’expérience des grandes banques coopératives françaises (Crédit Agricole, Banques populaires.. .) qui sont aujourd’hui devenues des holding aux yeux rivés sur la Bourse attestent de la difficulté à faire vivre ses principes de démocratie économique dans un contexte concurrentiel.
La gouvernance de la Banca Etica Europa devrait largement s’inspirer de l’expérience italienne. La direction centrale y est soumise depuis sa création en 1995 à une forte décentralisation du pouvoir de décision vers les groupes locaux de sociétaires. Une fondation dite culturelle se charge d’entretenir la participation du sociétariat.
En 2008, un Manifeste a été élaboré conjointement dans les trois pays afin de sceller ces grands principes qui visent à « gérer l’épargne comme un bien commun » au service de « l’économie réelle ». 2009 servira à affiner le mode de gouvernance et préparer la bascule vers la nouvelle structure. Le siège s’installera en Italie et un vice-président sera élu dans chaque pays.
Toute la difficulté est d’organiser cet « aller-retour permanent pour définir la stratégie globale conduite par la direction européenne en lien avec l’expression des attentes de la base », décrit Marc Favier. L’on sait déjà que la souscription de parts sociales se fera sur la base du volontariat, ce qui laisse imaginer deux catégories de clients : les épargnants citoyens désireux d’épargner en conscience et les épargnants sociétaires désireux de s’investir dans la vie coopérative.
La BEE devrait aussi jouer la carte des services internet sur le mode des banques en ligne tout en remettant au goût du jour le concept du banquier itinérant qui se déplacera sur un territoire donné, à la rencontre des clients. « Nous serons une banque sans distance », sourit Marc Favier.
* La Nef publie chaque année l’intégralité des prêts octroyés, leurs montants et la nature de l’entreprise financée.
Philippe Chibani-Jacquot
Mis en ligne le : 25/02/2009
© 2009 Novethic - Tous droits réservés
http://www.novethic .fr/novethic/ finance/economie _solidaire/ lancement_ banque_ethique_ europeenne. jsp
12:37 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ethique, banque, solidaires, isr
21.02.2009
La recherche long terme ; un soutien financier ?
(AOF / Funds) - Dans un communiqué, Allianz Global Investors France se dit prêt à soutenir financièrement la recherche de long terme et ESG (Environnement, Social et Gouvernance). «Signataire des Principes pour l'Investissement Responsable (PRI), Allianz Global Investors France poursuit, dans ce cadre, l'engagement, pris en tant que membre fondateur de Enhanced Analytics Initiative (EAI), de soutenir financièrement la recherche de long terme et ESG», écrit le groupe dans un communiqué.
Cette décision fait suite à l'annonce des PRI et de l'EAI, en décembre dernier, de se regrouper au sein des PRI pour constituer une base de données globale et indépendante dans ce type de recherche.
«Le soutien financier d'Allianz Global Investors France continuera de se matérialiser par l'allocation de 5% de ses frais de courtage globaux aux brokers publiant la meilleure recherche long terme et ESG, sur la base d'une évaluation effectuée par ses propres gérants et analystes ISR», déclare le groupe.
18:01 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : isr, esg, long terme, pri, eai
Les émissions ISR institutionnelles, nouvel eldorado pour la finance durable ? Par Alexis Carre
Article proposé et écrit par Alexis Carre.
QUESTION: quel est le point commun entre Soeur Nicole Reille, le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) et la Région Nord Pas-De-Calais ? Réponse : l' Investissement Socialement Responsable ou ISR. L' investissement socialement responsable consiste à intégrer aux critères financiers usuels de l'analyse fondamentale un filtre développement durable. C'est l'application du principe de développement durable à la gestion. La finance durable et éthique a le vent en poupe, entraînant dans son sillage les investisseurs institutionnels ou "zinzins". Dans la lignée de la tendance observée en 2006, les investisseurs institutionnels français se sont montrés particulièrement dynamiques avec des encours ISR en hausse de +36% à 14.7 Mds d'euros à fin 2007. Mais qui sont exactement ces "green investisseurs" ?
Les investisseurs institutionnels ISR français sont constitués pour l'essentiel d' assurances, de mutuelles, de caisses de retraite et de prévoyance, de fondations ou de congrégations religieuses. L' approche ISR réponds à la double logique de diversification des risques et d'investissement à long terme chère aux institutionnels. L' incorporation de critères extra-financiers de développement durable, souvent plus qualitatifs, permet une meilleure appréhension du couple rendement/risque, source de création de valeur à moyen/long terme. En choisissant des entreprises ou des états respectueux de valeurs éthiques, environnementales, sociales ou de gouvernance d'entreprise, les "zinzins" diminuent ainsi les risques juridiques, sanitaires et de réputation de leur placements. Outre une stratégie de gestion des risques, les motivations principales pour investir dans l'ISR sont la volonté du conseil d'administration et le souhait d'expérimenter un nouveau mode de gestion. A cela peut s'ajouter une logique de différenciation marketing des assurances, mutuelles et caisses de retraites visant à séduire de nouveaux clients, notamment particuliers. Débâcle financière, court-termisme, absence de morale, les particuliers sont en effet en quête de sens et l' ISR peut leur apporter ce "supplément d'âme". Certains particuliers y voient même une force de rappel pour les marchés financiers, en témoigne l'étude d'Opinionway réalisé pour le compte de Paris Europlace en Novembre 2008.
En terme d'allocation d'actif, une enquête menée au printemps 2008 par Seeds Finance en partenariat avec Macif Gestion révèle une préférence des institutionnels français pour les actions, puis les obligations . Novethic dans son étude annuelle sur le marché de l'ISR français en 2007 souligne que leur zone d'investissement de prédilection est la zone Euro. Les institutionnels ISR investissent majoritairement via deux types de supports, des véhicules de gestion collective et dédiée. La gestion collective s'établit à fin 2007 à 5.8 Mds d' euros, en progression de +16%. La gestion déléguée et interne connaissent un fort développement à respectivement 4.8 Mds d'euros (+59%) et 4.1 Mds d'euros (+48%). 2007 marque un changement dans leur mode d'investissement, puisque désormais leur présence sur le marché de l' ISR s'effectue majoritairement via des supports de gestion dédiée (60%).
La gestion dédiée ISR a en effet été marquée en 2007 par la percée des institutionnels français de la retraite, sous l'impulsion notamment de l' Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (ERAFP) et du Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR). Les chiffres de 2008 devraient confirmer cette tendance, avec l'appel d'offres 100% ISR de 150 millions d'euros en actions internationales et de 250 millions d'euros en obligations crédit réalisé par l' ERAFP. Le fonds de pension a par ailleurs été salué pour son engagement et ses actions en matière ISR par Natixis AM et le cabinet de conseil Amadeis en recevant le " Prix de l' Investisseur Responsable 2008". L' établissement s'est notamment illustré par une gestion intégralement développement durable dès l'origine, avec une stratégie à 100% en placements ISR. Au global, les fonds de pension publics et de réserves représentent 61 % du marché de la gestion dédiée ISR, devant les compagnies d'assurances et mutuelles (30%) et les fondations et organisations religieuses. Ces derniers qui ont pendant longtemps constitué l'essentiel de la clientèle institutionnelle ISR en gestion dédiée, ont vu leur poids décliner au cours des dernières années.
Historiquement, c'est en effet à une religieuse, Soeur Nicole Reille, que l'on doit le premier fonds éthique français. S'inquiétant au début des années 1980 de la retraite de ses coreligionnaires, Soeur Nicole Reille, expert comptable de formation, s'interroge sur les possibilités d'un placement long terme respectueux de principes moraux et sociaux. La réponse prend la forme du fonds commun de placements Nouvelle Stratégie 50, né en 1983 grâce à la société de gestion Meeschaert. À l'époque, une vingtaine de critères sont définis, parmi lesquels certains concernent les salariés, d'autres l'environnement. Sont exclues les activités nuisibles, comme l'alcool, le tabac, ou la pornographie.
Les approches d'exclusion sont toujours fréquemment utilisées en gestion dédiée ISR par les institutionnels français. A fin 2007, elles concernent 76% des encours gérés. Alors que les fonds de pensions étrangers, notamment anglo-saxons et scandinaves, proposent des filtres d'exclusion comme unique démarche ISR, les institutionnels français se distinguent avec des approches intégrant quasi systématiquement des filtres sélectifs ESG. L'appoche ESG consiste à choisir les entreprises les meilleures de la classe (" best in class" ) ou celles ayant le plus progressé ("best efforts") en terme de critères environnementaux (E), sociaux (S) et de gouvernance d'entreprise (G). En vogue au Etats-Unis, en Angleterre et surtout en Suisse via la fondation Ethos, l' approche activiste vise à faire pression sur les entreprises en faveur d'une responsabilité sociale et environnementale accrue par le dialogue direct et l'exercice des droits de votes. Si la culture du lobbying est parfaitement intégrée dans ses pays, l'activisme institutionnel fait encore cruellement défaut en France.
C'est ce que confirme une étude réalisée par Novethic avec le soutien de BNP Paribas Investment Partners fin 2008. L'enquête a été effectuée auprès des dirigeants d'une trentaine d'institutionnels français ( mutuelles, caisses de retraites, assurances et fondations) et au Royaume-Uni d'un quart des cent plus grands fonds de pension. Il en ressort que 79% du panel britannique place la gouvernance d'entreprise au coeur de ses priorités alors que le panel français accorde davantage d'importance à la question sociale (48%). En matière de gouvernance d'entreprise, les moyens d'actions divergent. Les Français privilégient une approche déclarative avec l'envoi de questionnaires aux entreprises dont ils sont actionnaires. Plus revendicatifs,les Anglais n'hésitent pas à faire pression en utilisant leur droit de vote en assemblée afin de défendre leurs intérêts de minoritaires. Les institutionnels français évoquent le désintérêt de leurs propres bénéficiaires (à l'exception du monde paritaire) comme le principal obstacle à leur activisme .
Au delà de ces prismes locaux, l' étude souligne un fort sentiment de responsabilité puisque 70% des institutionnels interrogés se déclarent responsables des stratégies des entreprises dans lesquelles ils investissent. L'enquête pointe cependant une minoration des enjeux environnementaux. "L'éco-conception des produits n'est, par exemple, une priorité que pour 24% des Français et 16% des Anglais, alors qu'elle peut avoir une incidence directe sur la compétitivité des entreprises et ses coûts de fabrication". Les raisons principalement invoquées sont le manque de connaissance des instituionnels sut l'articulations des questions écologiques avec les politiques des entreprises.
Un institutionnel français sur deux a déjà intégré l'investissement socialement responsable dans son portefeuille d'actif. C'est ce qu' indique un sondage mené par Seeds Finance et Macif Gestion, auprès d' une centaine d'investisseurs institutionnels français. Toutefois l' ISR représente moins de 5% des encours pour 7 institutionnels sur 10. Le potentiel de progression est substantiel. Parmi les freins au développement, l'étude souligne un "effet de mode marketing", une difficulté à sélectionner les bons gérants et une méconnaissance de cette approche d'investissement.
On mesure ici l'effort de pédagogie et de clarification indispensable à la maturation de la gestion ISR. Une charte est en cours d'élaboration entre le comité de Paris Europlace et les associations professionnelles du secteur. Une réflexion est par ailleurs menée sur la création d'une plate-forme européenne qui permettrait aux entreprises d'harmoniser et de communiquer les différents indicateurs en matière de responsabilité sociale. Novethic a lancé une réflexion en interne visant à encadrer le marché de l'ISR. S'il se concrétise, ce projet déboucherait sur un « label » basé sur des critères de construction de portefeuilles et de communication financière.
Soulignons en conclusion l'initiative de la Région Nord Pas-de-Calais, qui a lancé la première émission obligataire ISR début 2009 avec Dexia et HSBC comme arrangeurs. Cette opération inédite a permis à la région de diversifier ses sources de financement, touchant des fonds spécialisés ISR, des assureurs, des mutuelles à la fois français et européens. Le thème ISR s'est révélé un facteur positif. « Il a permis de faire jouer l'effet rareté et de faciliter les discussions sur le prix, indique Jérôme Pellet, à l'origination secteur public chez HSBC. Le thème ISR permet de toucher des poches de placements supplémentaires, de gros fonds spécialisés trouvant difficilement, actuellement, les papiers ISR où s'investir. ». Jouissant de notations financières (AA- Standard & Poor's ) et extra-financières favorables (AA+ BMJ Rating), la Région Nord Pas-de-Calais a pu levé 50 M€ à des conditions tout à fait intéressantes. Via cet emprunt la région poursuit sous l'angle financier une constante de sa politique, axée sur le critère du développement durable. Les émissions ISR institutionnelles, nouvel eldorado pour la finance durable ?
A.C.
BLANC, D., HOBEIKA, S., SICARD, J.P.(Mai 2008).ENQUETE ANNUELLE SUR LE MARCHE FRANÇAIS DE L'ISR EN 2007 : Gestion collective, dédiée et interne . Novethic.
(Novembre 2008).L' ERAFP reçoit le " Prix de l' Investisseur Responsable 2008 ". L'AGEFI Quotidien.
(2 Décembre 2008).Prix de l'Investisseur Responsable 2008. Publinet.
AIT-KACIMI, N. (27 Novembre 2008). L' établissement de retraite additionnelle de la fonction publique sacré meilleur "investisseur responsable". Les Echos.
AIT-KACIMI, N( 27 Novembre 2008). Un institutionnel sur deux mise sur l'ISR. Les Echos.
R. DOUMIC, I.(1 Avril 2008). Les modes de gestion de l'ISR évoluent en profondeur. Gestion Privée Magazine.
(9 Décembre 2008). Novethic : Enquête exclusive France / Royaume Uni 70 % des investisseurs institutionnels se déclarent responsables des stratégies ESG des entreprises dont ils sont actionnaires.Business Wire .
AIT-KACIMI, N. (5 Décembre 2008). L' activisme des institutionnels français fait encore défaut. Les Echos.
FUKS, J. ,D'AUVIGNY, C.H. (Novembre 2008). Les Français et les outils financiers responsables : notoriété, perception et intérêt. Opinionway.
SCHAUB, C. (1 Octobre 2008).L'actionnaire activiste. Enjeux Les Echos.
LANDROT, A. (25 Novembre 2008). Le développement durable s'impose dans la finance. L'AGEFI Quotidien.
GARROUSTE, F. (15 Janvier 2009). Succès de la première émission obligataire socialement responsable. L'AGEFI Quotidien.
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Alexis Carré
17:52 Publié dans 4-I.S.R | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, esg, criteres extra financiers, isr
17.02.2009
L'ethique de la finance islamique
Philippe Chibani-Jacquot
Mis en ligne le : 30/01/2009
© 2009 Novethic - Tous droits réservésFinance Acteurs
L'éthique de la finance islamique
Mesures fiscales, opérations de communication, création de diplôme spécialisé... La France ouvre ses portes à la finance islamique. Les valeurs éthiques de ces instruments financiers qui respectent la loi coranique sont mis en avant pour valoriser une source d’investissement potentielle de 100 milliards d’euros en France d’ici 2020. Une aubaine alors que le système financier doit se refaire une crédibilité.
Une nouvelle forme de finance éthique ferait-elle son entrée en France en 2009 ? La finance islamique, implantée historiquement dans les pays du Golfe persique, présente en Grande-Bretagne depuis quatre ans, attire aujourd’hui les convoitises du marché financier français (cf. encadré). Elle représente 700 milliards de dollars et draine les fonds de musulmans désireux d’investir ou épargner dans le respect des préceptes de l’Islam. La finance islamique « se caractérise avant tout par une dimension éthique », expliquait Anouar Hassoune, vice-président de l’agence de notation Moodys, dans un rapport d’information de la commission des finances du Sénat (mai 2008). La Charia édicte cinq grands principes qui encadrent le rapport des musulmans à l’argent : prohibition de l’intérêt, de l’incertitude (aléa, terme du contrat) et du hasard (autrement dit la spéculation), obligation d’adosser tout placement à un actif réel, principe du partage des profits et pertes entre le prêteur et l’emprunteur.
Tout comme la doctrine catholique proscrivait l’intérêt (depuis 1830, distinction est faite entre usure et intérêt), l’Islam rejette le commerce de l’argent qui doit garder son rôle d’unité de valeur et de monnaie d’échange. Bien sûr, la rémunération d’un placement est envisagée d’une autre manière : « la finance islamique reste un business qui tient compte des potentialités de rentabilité.Elle vient se greffer à la finance conventionnelle avec un filtrage (interdiction de l’intérêt, de l’incertitude, du hasard...) qui tente de l’assainir », explique Ibrahim Cekici, co-responsable du tout nouveau diplôme en finance islamique de l’Ecole de management de Strasbourg.
La France veut accueillir la finance islamique.
Pouvoirs publics et les financiers ont accéléré le mouvement, fin 2008, pour séduire les investisseurs islamiques qui, jusque-là, n’avaient que Londres en Europe, pour investir. L’enjeu : attirer une part des importantes liquidités du Golfe persique mais aussi de pays comme la Malaisie sur le marché financier français. La finance islamique représente 700 milliards de dollars d’encours dans le monde aujourd’hui ; elle « pourrait dépasser les 1000 milliards de dollars à la fin de l’année », selon Ibrahim Cekici.
L’interdiction de l’intérêt prend son sens éthique lorsqu’il est associé aux principes de partage des pertes et profits (la rémunération est fonction du résultat économique du placement) et de connexion à un actif réel (le prêt ou l’investissement doit servir à créer de l’activité et de la richesse). Le rendement d’un placement n’est alors pas le fait du simple temps qui passe, mais correspond à la rémunération du service d’intermédiation bancaire associée à une activité économique réelle dont le risque est partagé entre le prêteur et l’emprunteur.
Cette connexion à l’économie réelle permet d’avancer, selon Ibrahim Cekici, que « la finance islamique n'a pas participé aux causes de la crise financière. Car le crédit à intérêt hypothécaire risqué est interdit et les produits dérivés (subprimes, titrisation de créance) sont entachés d'incertitude, l'actif sous-jacent étant un package de crédits revendus sur le marché. Or un principe de l'islam dit : on ne vend pas ce qu'on ne possède pas ».
Contrôle et audit
Tout comme dans la finance éthique chrétienne, des critères d’exclusion sont appliqués aux investissements islamiques. La liste est variable mais on y retrouve obligatoirement l’alcool, les armes, les jeux de hasard et la filière porcine.
Par ailleurs, la finance islamique organise le contrôle des produits dits « charia compatible ». Chaque banque islamique est dotée d’un conseil de la Charia composé de personnalités indépendantes (juristes, économistes spécialisés) qui rend des avis sur les produits mis sur le marché. Des audits internes et externes réguliers se chargent de valider le respect des principes islamiques. Dans le cas où une présomption de genèse d’intérêt est détectée, des dispositifs de « purification » sont organisés sous la forme de donation aux pauvres.
La finance islamique n’a attiré que quelques gouttes de l’océan des liquidités des pays du Golfe. Mais son taux de croissance observé de 15 % annuel engage les places financières européennes et notamment la France à faciliter la compatibilité des placements hexagonaux avec les règles de cette finance, qui a l’avantage de proposer des gardes-fous au système financier actuel.
Philippe Chibani-Jacquot
Mis en ligne le : 30/01/2009
© 2009 Novethic - Tous droits réservés
13:29 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finance islamique, banques islamiques, isr, sukuk, ethique, notation, filtre
16.02.2009
CONFERENCE SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS LES FINANCES ETHIQUES
ASSOCIATION FINEQUITY
ORGANISE UNE CONFERENCE le 22 février 2009
à 14h00
Au MYANIS,
Salon de thé, 132 boulevard de Ménilmontant 75020 Paris
Les finances éthiques à l’heure du développement durable
L’intérêt accru pour la finance islamique tant des pouvoirs publics que des professionnels et particuliers, ravive le débat du développement durable et de la nécessité de promouvoir la finance éthique sous ses différentes. C’est dans ce contexte que Finequity, fervent acteur et promoteur des finances éthiques, équitables et solidaires vous propose d’aborder ces thématiques.
14h : Début de la conférence
- Le développement durable, de sa définition à son immersion dans la finance éthique
- Son application en Micro Finance, ISR, et Finance Islamique
15h : Table ronde :
- Vers une conjonction des finances éthiques ?
- Le coming out des finances éthiques : de la structuration des acteurs aux efforts des figures politiques
15h30 : Débat avec la salle
17h30 : Tea time
Avec la participation de :
Mlle Christelle Banlier
– Consultante en contrôle de gestion – Membre de l'association Finequity
Mlle Nadia Dhaoidi– Responsable développement, J'Epargne Utile
Mr Tarik Bengarai– Chercheur en jurisprudence et en économie – Co fondateur de doctrine malikite.fr
M. Kader Merbouh – Consultant en banque d'investissement, Président de l'association Finequity
M. Mallé Siby – Analyste Risques Marchés, Membre de l'association Finequity
Contacter et rencontrer Finequity :
E-mail : association.finequity@gmail.com
Blog : http://associationfinequity.hautetfort.com
21:58 Publié dans FINEQUITY AGENDA 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : developpement durable, ethiques, isr, fonds ethiques, micro finance, finance 2.0, finance islamique
