06.11.2009

LE BARCAMP DE LA FINANCE ETHIQUE FINEQUITY/J'EPARGNE UTILE

Bonjour,

 

FINEQUITY et J'EPARGNE UTILE ont l'honneur de vous annoncer le prochain BARCAMP et le premier du genre dans le monde du BARCAMP:

 

LE BARCAMP DE LA FINANCE ETHIQUE qui reunira de grands experts dans plusieurs domaines de la finance ethique:

 

Pour vous inscrire

http://barcamp.org/FinancesEthiquesCamp

 

ATTENTION les places sont limités. (100 places pas une de plus !!!)

 

Finances Ethiques Camp

 

La finance éthique et responsable désigne des pratiques financières innovantes, dont l’objet est l’introduction de critères autres que la rentabilité financière. Elle s’illustre notamment au travers de l’Investissement Socialement Responsable, de la microfinance, de la tontine, du prêt peer to peer et de la finance solidaire.

Ce BarCamp se propose d’explorer les contours de la finance éthique et responsable, les opportunités pour les acteurs, et ses problématiques de mise en œuvre auprès du grand public, tant au niveau du message que des outils techniques et juridiques.

 

Qu'est-ce qu'un BarCamp ? (What is BarCamp? )

http://fr.wikipedia.org/wiki/BarCamp -- wikipedia francophone

Le BarCamp est une "non-conférence ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp. C'est le principe "pas de spectateur", "tous participants".

http://en.wikipedia.org/wiki/Barcamp -- wikipedia

 

Le lieu (Where) ?

La Cantine par Silicon Sentier, passage des Panoramas Paris 2ème (métro : Grands Boulevard) Google Map

 

Quand (When) ?

 

Attention Nouvelle Date !!!

Pour permettre à tous de participer aux rencontres Babyloan et à ce BarCamp Finances Ethiques, l'évènement à été repositionné au 21 novembre.

 

Samedi 21 novembre 2009 14h00 -19h00

Saturday, november 21th, 2009 from 14.00 PM to 19.00 PM

(Accueil dès 13h30, nous installerons la salle et préparerons le barcamp avec ceux qui peuvent être présents à cette heure)

 

Organisation (hosts, organization)

*    J’Epargne Utile

*    Finequity

*    Silicon Sentier / La Cantine

*    FriendsClear

*    BarCampBank

Sponsors

*   J'Epargne Utile

 

Projets, présentations, ateliers (Sessions and presentations)

N'hesitez pas à proposer des thèmes d'ateliers.

Compte rendus / Photos / Vidéos

 

Participants (Attendees)

<<< A NOTER >>> : Le nombre maximum de personnes est limité à 100, mais n'hésitez pas à vous inscrire jusqu'à 110 : on sait par expérience qu'entre les "no-show" et les campers arrivant tard ou partant tôt personne ne restera à la porte !

<<< PLEASE NOTE >>>: The space is limited to 100 people, but don't hesitate to register until 110 : we know that there will be some no-show and that some campers will arrive late or quite early, so your sure to have a place.

 

>>> Pour vous inscrire, il suffit d'ouvrir un compte sur ce wiki et de rentrer vos coordonnées dans le tableau ci-dessous. Si vous rencontrez des difficultés ou n'êtes pas habitués aux wikis, vous pouvez contacter : paul arobase siliconsentier.org (sans espace)

 

TOP 500 et GUIDE LA FINANCE ISLAMIQUE

Chers internautes,

 

L'actualité a été riche vous trouverez ci joint un resumé :

Université :

 

Paris Dauphine

Conference inaugurale de lancement de l'Executive Master le 18 novembre 2009 au palais Brongniart

Programme et inscription à :

http://www.dauphine.fr/fr/site/finance-islamique/cycle-de-conferences-debats.html

 

L'université de Strasbourg

Modification de leur programme de cours

http://www.em-strasbourg.eu/formations/autres-formations-du-finance-islamique-22.html

 

IIIT :

 

http://89.34.22.18/Lista.aspx?t=E%20FCN-2&Node=23

 

 

Le guide de la finance islamique :

Nous souhaitons souligner le travail remarquable d'Herbert Smith

www.herbertsmith.com/.../Guide_Finance_Islamique_FR_240909.pdf -

 

 

Et enfin la parution annuelle du TOP 500

http://www.lemoci.com/20810-finance-top-500-institutions-financi%C3%A8res-islamiques

 

Le 3 Novembre a eu lieu la conference au sein du ministere de l'economie vous trouverez ci dessous les conclusions :

http://www.easybourse.com/bourse/information/finance-islamique-le-temps-presse-13367

 

 

 

 

 

 

 

 

C

L'actualité http://www.lemoci.com/20810-finance-top-500-institutions-financi%C3%A8res-islamiques

 

http://top500islamic.thebanker.com/index.cfm?fuseaction=top500.home&CFID=974785&CFTOKEN=55922358

11.09.2009

Polemique autour de la finance islamique

La polémique politique autour de la finance islamique : Petites precisions

 

La "finance islamique" a provoqué la colère d'Henri Emmanuelli et Jérôme Cahuzac (PS) mercredi à l'Assemblée en commission lors de l'examen d'une proposition de loi UMP sur le financement des PME.

( http://www.daily-bourse.fr/financement-des-pme-polemique-autour-de-la-finance-Feed-AFP090909183708.13ybbre6.php )

Présenté au Sénat il y a quelques mois, un amendement prévoit "d'introduire dans notre code civil certaines dispositions compatibles avec la charia", a déclaré le député PS Jérôme Cahuzac, qui assure reprendre les propos de l'auteure du texte, Chantal Brunel (UMP).

Vous trouverez ci dessous le lien pour telecharger l'amendement Marini:

une_marini.pdf

Présent en commission avec M. Emmanuelli, M. Cahuzac a indiqué que les députés PS avaient rejeté la proposition de loi de Mme Brunel, amendée au Sénat.

Fait rare, ils avaient pourtant voté pour en première lecture en mars, avant la navette au Sénat et l'ajout de l'amendement polémique.

EXAMEN DE LA PROPOSITION DE LOI ET ADOPTION DU TEXTE DE LA COMMISSION

Réunie le mercredi 27 mai 2009, sous la présidence de M. Jean Arthuis, président, la commission a procédé à l'examen du rapport de M. Philippe Marini, rapporteur, sur la proposition de loi n° 288 (2008-2009), adoptée par l'Assemblée nationale, tendant à favoriser l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises, en présence de M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi.

La commission est passée directement à l'examen des articles. Elle a tout d'abord adopté, sans modification, l'article premier (Préavis et motivation des réductions ou interruptions de crédits bancaires aux entreprises) et l'article 2 (Motivation de la notation bancaire des entreprises) de la proposition de loi.

A l'article 3 (Publication chaque année par l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles - ACAM - d'un rapport sur les placements des organismes d'assurance concourant au financement des petites et moyennes entreprises - PME), à l'initiative de M. Philippe Marini, rapporteur, elle a adopté l'amendement n° 3 précisant que le rapport de l'ACAM détaille les actifs alloués au financement des PME, en distinguant en particulier les PME non cotées et les PME cotées sur un marché non réglementé.

A l'article 3 bis (Sanction du non-respect par les établissements de crédit des conditions d'emploi de certains fonds d'épargne réglementés), elle a adopté l'amendement n° 4 de M. Philippe Marini, rapporteur, prévoyant que la méconnaissance, sur un trimestre, de l'obligation d'emploi des fonds collectés sur les livrets A et les livrets de développement durable non centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) sera sanctionnée, pendant une période de trois mois, par la centralisation à la CDC des ressources considérées et par la suspension de la rémunération de celles-ci. En réponse à une demande de précision de Mme Nicole Bricq, M. Philippe Marini, rapporteur, a confirmé que cet amendement est destiné à rendre effectivement applicables les dispositions introduites par l'Assemblée nationale, en respectant fidèlement leur esprit.

Puis la commission a décidé de ne pas rétablir l'article 4 (Publication mensuelle, par les établissements de crédit, du montant de leurs encours de crédits aux entreprises de moins d'un an), supprimé par la commission des finances de l'Assemblée nationale, dans la mesure où le dispositif qu'il prévoyait à été repris au sein de l'article 5 de la proposition de loi.

Sur cet article 5 (Statistiques relatives aux crédits bancaires consentis aux jeunes entreprises et PME), la commission a examiné l'amendement n° 1, présenté par Mme Nicole Bricq, visant à contraindre chaque réseau bancaire à rendre publiques ses propres statistiques en matière de crédit aux PME, parallèlement à la publication de données agrégées qu'assurerait la Banque de France, et à détailler davantage ces statistiques que ne le prévoit l'article issu des travaux de l'Assemblée nationale. Exprimant son opposition à cet amendement, M. Philippe Marini, rapporteur, a notamment fait valoir que l'exigence d'une publication statistique par chaque établissement de crédit pourrait nuire aux intérêts économiques de ces établissements. Mme Nicole Bricq a alors retiré l'amendement n° 1.

Sur le même article, la commission a également rejeté l'amendement n° 2, présenté par M. Jean-Jacques Jégou, tendant à limiter aux encours de crédits, à l'exclusion des nouveaux crédits, la publication trimestrielle, par la Banque de France, de statistiques relatives aux crédits bancaires consentis aux entreprises créées depuis moins de trois ans et aux PME. Cette décision a été adoptée après un large débat. Défendant son amendement, M. Jean-Jacques Jégou a mis en avant les difficultés techniques auxquelles la Banque de France estime qu'elle se heurterait, compte tenu de l'hétérogénéité des systèmes d'information des établissements de crédit, en vue d'établir, pour les crédits nouveaux, une donnée trimestrielle portant sur toutes les entreprises résidentes. M. Jean Arthuis, président, a jugé que cette situation pourrait empêcher, à court terme, une pleine application de l'article. M. Philippe Marini, rapporteur, a relevé que, pourtant, c'est précisément pendant la période de crise actuelle que les statistiques prévues seraient les plus utiles. Plaidant dans un sens opposé à celui défendu par l'auteur de l'amendement, Mme Nicole Bricq a fait observer que le dispositif proposé resterait utile au-delà de la crise actuelle. M. Henri de Raincourt a abondé en ce sens, en souscrivant à l'objectif, poursuivi par l'article, d'une plus grande transparence des banques dans leur pratique de crédit aux entreprises. M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, tout en tenant compte des difficultés de la Banque de France, a déclaré s'en remettre à la sagesse de la commission.

La commission a ensuite adopté, sans modification, l'article 5 bis (Motivation de la décision de retrait par les assureurs crédit de leur garantie des créances d'un assuré sur un client) et l'article 5 ter (Suivi des encours garantis par les assureurs crédit). Elle a décidé de ne rétablir ni l'article 5 quater (Communication à l'Autorité de la concurrence d'informations sur le coût des services aux PME), ni l'article 6 (Création d'un financement spécifique pour les jeunes entreprises), supprimés par l'Assemblée nationale. Elle a adopté, sans modification, l'article 6 bis (Dispense de rapport de gestion pour certaines SARL et SAS).

A l'article 6 ter (Simplification des règles de transfert d'Euronext vers Alternext (1) - Maintien pendant trois ans du régime de déclaration de franchissement des seuils), à l'initiative de M. Philippe Marini, rapporteur, la commission a adopté l'amendement n° 5 rectifié prévoyant que la nouvelle procédure de transfert d'Euronext vers Alternext n'est applicable qu'aux sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d'euros, afin de la réserver aux PME cotées sur les compartiments B et C d'Euronext.

A l'article 6 quater (Simplification des règles de transfert d'Euronext vers Alternext (2) - Information préalable du public), elle a adopté, avec un avis favorable de M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, l'amendement n° 6 présenté par M. Philippe Marini, rapporteur, tendant à assurer :

- qu'une résolution de l'assemblée générale des actionnaires statue sur toute demande de transfert de la société concernée d'Euronext vers Alternext ;

- que cette admission ne puisse intervenir avant l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la date de la réunion de l'assemblée générale ;

- et que la procédure de transfert ne soit applicable qu'aux sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d'euros, afin de la réserver aux PME cotées sur les compartiments B et C d'Euronext.

A l'article 6 quinquies (Simplification des règles de transfert d'Euronext vers Alternext (3) - Application des règles relatives aux offres publiques), par cohérence avec les amendements adoptés aux articles 6 ter et 6 quater, la commission a adopté l'amendement n° 7, présenté par M. Philippe Marini, rapporteur, tendant à réserver aux sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d'euros, et donc aux PME cotées sur les compartiments B et C d'Euronext, le bénéfice de la nouvelle procédure de transfert.

Puis, à l'initiative de M. Philippe Marini, rapporteur, la commission a adopté deux amendements portant articles additionnels avant l'article 6 sexies, qui ont reçu un avis favorable de M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat :

- d'une part, l'amendement n° 8 rectifié, tendant à ratifier l'ordonnance n° 2008-1081 du 23 octobre 2008 réformant le cadre de la gestion d'actifs pour compte de tiers, l'ordonnance n° 2009-105 du 30 janvier 2009 relative aux rachats d'actions, aux déclarations de franchissement de seuils et aux déclarations d'intentions, et l'ordonnance n° 2009-107 du 30 janvier 2009 relative aux sociétés d'investissement à capital fixe, aux fonds fermés étrangers et à certains instruments financiers ;

- d'autre part, l'amendement n° 9 rectifié, modifiant le code civil afin de permettre, dans un souci de développement de la place de Paris, l'émission d'instruments financiers conformes aux principes de la finance islamique (« sukuk »). M. Philippe Marini, rapporteur, a signalé que cette mesure s'inscrit dans le cadre des orientations adoptées par la commission lors de la table-ronde sur la finance islamique qu'elle a organisée le 14 mai 2008.

La commission a alors adopté l'article 6 sexies (Encadrement des dates de valeur des opérations de paiement par chèque) sans modification, puis l'amendement n° 10 rectifié, présenté par M. Philippe Marini http://www.senat.fr/senfic/marini_philippe92035t.html, rapporteur, portant article additionnel après l'article 6 sexies, qui a également reçu un avis favorable de M. Hervé Novelli, secrétaire d'Etat. Cette initiative vise à simplifier et à alléger la procédure de mise en conformité des plans d'épargne interentreprises (PEI) avec les dispositions législatives ou réglementaires introduites postérieurement à leur institution, notamment l'obligation pour ces plans de proposer un fonds solidaire en application de la loi n° 2008-776 de modernisation de l'économie du 4 août 2008.

Puis la commission a décidé de ne pas rétablir l'article 7 (Création d'une taxe pour compenser les charges pouvant résulter pour l'Etat de l'application de la proposition de loi), qui constituait en fait un « gage » supprimé par l'Assemblée nationale à l'initiative du Gouvernement.

Enfin, elle a adopté l'amendement n° 11 rectifié présenté par M. Philippe Marini, rapporteur, complétant l'intitulé de la proposition de loi pour prendre en compte les apports de l'Assemblée nationale et tirer les conséquences de ses propres propositions.

Mme Nicole Bricq a estimé que certaines des initiatives du rapporteur avaient dénaturé la proposition de loi, initialement centrée sur les PME, en étendant son champ d'application aux marchés financiers. En réponse, M. Jean Arthuis, président, a fait observer que les dispositions relatives à la simplification des règles de transfert d'Euronext vers Alternext avaient été introduites à l'initiative de l'Assemblée nationale.

La commission a alors adopté le texte de la proposition de loi ainsi modifié.

AMENDEMENTS NON ADOPTÉS PAR LA COMMISSION

Source : http://www.senat.fr/rap/l08-442/l08-4422.html

 

Une erreur etymologique ?

L'amendement "permettait la conformité de certaines opérations (financières) aux lois coraniques et j'ai utilisé une fois le mot charia", a indiqué à l'AFP Mme Brunel.

"L'amendement est technique et permet aux obligations islamiques, dite +sukuks+, de s'investir en France. Ce n'est pas une disposition pour adapter la fiducie à une religion mais pour ouvrir nos marchés à une économie qui dépend d'une religion", affirme-t-elle.

Fin de l'histoire le 17 septembre, date de l'examen de la proposition de loi.

08.09.2009

Debat sur la finance islamique sur BFM radio

Bonsoir à tous,

 

Vous trouverez ci dessous le lien pour ecouter le débat relativement intéréssant qui a eu lieu sur BFM Radio.

http://www.radiobfm.com/emission.php?id=2

 

Bon ecoute à tous !

03.09.2009

SONDAGES

Bonjour chers internautes,

 

Vous trouverez dans le lien ci dessous un sondage d'un etudiant, si vous avez 3 minutes pour le remplir, cela permettrait ainsi d'ameliorer la qualité des resultats.

http://sd2.nouvellepage.com/~testnetls/index.php?sid=6656...

 

Nous vous remercions.

 

FINEQUITY

25.08.2009

La revue de presse

Bonjour à tous,

 

L'été a été mouvementé il est loin d'etre terminé certes...nous vous proposons ici un petit tour d'actualité pour ceux qui ont eu la chance d'aller bronzer !!

Le 6 Juillet dans 20 minutes (Recueilli par Lise Martin, 20 minutes, le 06.07.09)

L'interview de Mr Ilyes Jouini

L’université Paris Dauphine s’apprête à lancer une formation en un an, de niveau master 2, intitulée « Principes et pratiques de la finance islamique ». Elyès Jouini, son responsable, explique les enjeux de ce secteur et de ce diplôme.

Sur quels principes repose la finance islamique ?

Il s’agit d’une finance qui respecte les principes du droit musulman. Elle exclut par exemple le prêt à intérêt, puisqu’elle interdit de séparer le risque et le gain. Elle bannit aussi les prises de risque excessives. Enfin, elle défend d’investir dans des activités considérées comme porteuses de vices, comme l’armement ou les alcooliers. Attention cependant aux amalgames avec « islamiste » et financement du terrorisme. Ils sont non fondés, mais j’admets que la terminologie française est malheureuse.

Pourquoi l’université Dauphine lance-t-elle dans cette formation ?

Nous avons voulu nous adresser aux étudiants qui ont déjà un master en poche mais aussi aux professionnels de la banque et des assurances, musulmans ou non. Dans la situation de crise actuelle, il est probable que de nombreux financiers vont avoir envie de se reconvertir. Et en France, il y a une clientèle potentielle d’épargnants importante pour la finance islamique.

Ne s’agit-il pas plutôt d’un phénomène de mode ?

Elle est en fait déjà très présente dans les institutions financières françaises, qui pratiquent ce type d’opérations à l’étranger et qui aimeraient profiter du potentiel français. Je pense aussi que parmi les raisons qui ont mené à la crise actuelle, il y a eu la perte du lien entre le risque et le gain. La finance islamique, qui permet la traçabilité des risques, pourrait être une source d’inspiration comme une autre. Une affaire Madoff ne pourrait pas se produire dans ce contexte.

Source :http://www.20minutes.fr/article/337094/France-L-islam-defend-d-investir-dans-l-armement.php

 

Le 8 Juillet 2009, le canard enchainé titrait :

Allah est grand, le CAC 40 est son prophète

dimanche 12 juillet 2009

Le gouvernement et les banquiers français viennent de dénicher le Saint-Graal, ou plutôt la Kaaba sacrée, qui les sauvera de la crise. Après avoir adoré les dieux des agences de notation et le Veau d’or des subprimes, ile ne jurent plus que par la « finance islamique ». Un marché estimé à 1000 milliards d’euros à l’horizon de 2020.

La ministre de l’économie, Christine Lagarde, a ainsi annoncé, le 2 juillet, la parution d’une instruction fiscale pour permettre le développement en France des « ijarah » et des « istinah », deux produits financiers qui respectent la charia. Et des établissements financiers comme La Banque Postale ou la Caisse d’Epargne envisagent sérieusement de se lancer sur le marché.

L’université Paris-Dauphine, spécialisée dans la formation de golden boys, vient même de créer un Master de « Principes et pratiques de la finance musulmane ». Le chef de ce projet, l’économiste Elyès Juini, prédit dans « 20 minutes » (édition du 06 juillet) : « De nombreux financier vont avoir envie de se reconvertir. » Voire même de se convertir tout court, pour les plus intrépides...

De prime abord, un pareil engouement paraît incompréhensible. En effet, la charia interdit de prêter de l’argent avec intérêt, de spéculer, d’investir dans des industries «  porteuses de vice », comme l’armement. D’ailleurs, c’est bien connu, les bons croyants qui dirigent les pays islamiques n’achètent jamais d’armes...

Mais avec un peu d’imagination et de vocabulaire, tout s’arrange. Les banquiers ont ainsi inventé le « murabaha », où l’acheteur d’un bien verse des « loyers » à son banquier au lieu de lui payes des intérêts. Ou le « sukuk », sorte d’obligation où le taux d’intérêt est rebaptisé « intéressement au profit ». La mainœuvre ne change rien pour le porte-monnaie de l’emprunteur, mais les enseignements du prophète sont respectés à la lettre

Les gardiens de la foi et les banquiers sont ravis. Les imams de la mosquée d’Al-Azhar du Caire empochent notamment un superdenier du culte chaque fois qu’ils déclarent charia-compatibles un sukuk ou un murabaha. Et les établissements financiers encaissent des confortables commissions pour réaliser ces montages sophistiqués.

Les financiers du Vatican peuvent en prendre de la graine...

source : http://ichawiyenautrement.free.fr/spip.php?article125

 

et enfin cet article de Liberation du 11 Aout 2009

L’université Dauphine lance, en novembre, un master 2 d’économie «charia-compatible», un secteur méconnu et prometteur.

Dans les salles de cours désertes, des coups de craie colorent encore les tableaux. On peut y lire d’obscures courbes et équations, assorties de mots qui sonnent comme des sentences : «dettes», «ajustements», «actifs». Non loin, un bruit régulier provient de la salle des marchés. Une vingtaine d’ordinateurs, équipés de logiciels de gestion et reliés en temps réel aux flux de données de l’agence Reuters, ronronnent en attendant les ordres de jeunes pousses de la finance. Ces locaux, encore vides, accueilleront en novembre la nouvelle promotion de l’université Paris Dauphine, avec vue sur le quartier de la Défense, qui lance un diplôme sur les principes et pratiques de la finance islamique.

Aura. «La demande est forte de la part des institutions non islamiques qui veulent former leurs collaborateurs aux approches de leurs clients islamiques», explique Elyès Jouini, directeur de l’Institut Finance Dauphine (IFD), qui prendra la tête de la nouvelle formation, dispensée à un niveau master 2 pendant un an. Au programme : gestion bancaire et financière traditionnelle, mais aussi droit des marchés dans le cadre de la finance islamique, régime des contrats de droit musulman, répartition des capitaux islamiques dans le monde ou techniques managériales face aux différentes pratiques religieuses.

Sara envisage d’intégrer la nouvelle promotion. A 20 ans, cette Marocaine surdouée vient d’achever un master 1 de finance à l’université Dauphine. Le thème de son mémoire de fin d’études ? Les raisons de l’aura de la finance islamique. «Le secteur est prometteur. D’ici un an, beaucoup de choses pourraient émerger. Mais les banques ne trouvent pas de personnes compétentes», assure-t-elle avec aplomb. D’où la volonté d’ajouter cette formation à son CV, avec à la clef, peut-être, des stages dans des banques islamiques à Londres ou Dubaï.

Etiquette. Le secteur intéresse les entreprises. «Sur les 35 étudiants de notre formation, une trentaine sont issus de cabinets d’avocats ou d’institutions financières. Ils viennent de France, mais aussi de Belgique, du Luxembourg, d’Allemagne ou de Suisse», explique Ibrahim Cekici, coordinateur du premier diplôme universitaire français de finance islamique, celui de l’école de management de Strasbourg, lancé en janvier.

Une formation que Stéphane Oddos, 33 ans, vient d’achever. Rien ne prédestinait cet avocat, spécialisé dans les fusions-acquisitions et le capital investissement au sein d’un cabinet de droit des affaires basé à Lyon, à plancher sur les mudarabah et autres musharaka,salam,istinah et ijara, ces instruments financiers islamiques qui permettent d’éviter la riba, le prêt à intérêt proscrit par la charia. «J’ai commencé la formation à la demande de sociétés clientes koweïtiennes, qui souhaitaient passer par un schéma "charia-compatible" pour investir dans l’immobilier, dit-il. J’ai vite réalisé qu’il existait aussi une demande de la part d’une bourgeoisie française musulmane naissante.»

Aujourd’hui, l’avocat est le seul sur la place lyonnaise à proposer cette compétence. Seul hic, son entourage marque encore un temps d’arrêt lorsqu’il prononce le mot «finance islamique». «Si elle est connue dans le milieu professionnel, elle doit encore s’imposer au grand public comme une finance éthique et responsable, qui n’a aucun rapport avec l’intégrisme religieux», assure ce chrétien pratiquant.

Une étiquette encore connotée négativement qui a poussé Samir Kouradine, 37 ans, à choisir un vocable plus neutre et gommer toute allusion religieuse lors de la création d’Islangels, première plate-forme française de mise en relation entre entrepreneurs et investisseurs. Il a préféré le terme de «capital investissement éthique» à ceux de «finance islamique» ou «d’investissement charia-compatible».«On cherche à attirer aussi des investisseurs non musulmans», confie le jeune diplômé du master de Strasbourg. Car le jeu en vaut la chandelle.

source : http://www.liberation.fr/economie/0101584652-paris-ix-verse-dans-la-finance-islamique

 

 

Par Mr Merbouh Kader

 

 

 

 

 

19.08.2009

Exemple d'offre alliant Finance Islamique et marché des télécoms

Source  : http://blogs.orange-business.com/live-france/2009/08/exemple-doffre-alliant-finance-islamique-et-telecom.html


Quand la finance islamique rencontre le marché des telecoms !

 

La Finance Islamique est un sujet qui monte en puissance sur la Place financière de Paris, car il existe désormais de bons experts et des cursus en France sur ces innovations.

L'annonce d'une offre alliant le marché des télécom et Finance Islamique en Malaisie ne pouvait passer inaperçue, et elle semble être une première (au moins pour moi qui ne suis pas un expert en la matière).

De quoi s'agit-il exactement ?

L'offre en question : La RHB Islamic Bank propose à ses clients particuliers des "prêts" basés sur non plus sur un métal précieux mais sur de l'air-time télécom. Bien sûr ce ne sont pas des prêts avec taux d'intérêts, puisque celà est prohibé par la Finance Islamique, mais des prêts dits "tawarruq".

D'après le glossaire de PLC Finance "tawarruq" est "une méthode où une institution financière (directement ou indirectement) achète un avoir et le vend immédiatement à son client avec un paiement différé dans le temps.Le client vend alors cet avoir à un tiers contre un paiement immédiat. Le résultat est que le client reçoit le montant en cash et doit rembourser à la date différée, avec une marge pour la banque. Généralement ce type de "prêts" est basé sur des marchandises ou matières premières facilement négociables comme le platine ou le cuivre (à noter que l'or et l'argent ne sont pas autorisés car considérés comme des monnaies par les autorités religieuses)." (nb: traduction libre par l'auteur de cette note)

L'innovation de la banque RHB est d'avoir remplacé le platine ...par de l'air time telecom. Pour celà elle s'est associée à deux acteurs malaysiens des télécoms : e-Pay qui gère le rechargement de comptes télécoms (top-up, etc) et Sedania Media Group qui diffuse des offres mobiles.

D'un point de vue pratique :

1) RHB bank achete à e-Pay de l'air time en gros

2) le client de RHB bank achète à RHB bank de l'air-time (correspondant à la somme qu'il souhaite obtenir) contre un paiement différé à une date ultérieure.

3) le client de RHB bank vend son air time à Sedania contre du cash immediatement.

Pour réduire les couts de traitement administratifs, les mouvements de comptes se font par SMS. RHB estime à 30% l'économie réalisée par le quasi "zero-papier" lié à l'utilisation du SMS.

RHB prévoit de diffuser l'équivalent de 40 millions d'euros en une année via ces tawarruq basés sur l'air-time télécom.

Voici donc un exemple de ce que Finance Islamique et Télécom peuvent faire, gageons que ce type d'offre dépassera les frontières de la Malaisie.

Source : http://www.btimes.com.my/Current_News/BTIMES/articles/RB12/Article/index_html

 

référence : source Business Times http://www.btimes.com.my/Current_News/BTIMES/articles/RB1...

12.06.2009

ISR ET FINANCE ISLAMIQUE SE RAPPROCHENT

Source : http://www.boursorama.com/opcvm/detail-actualite-opcvm.phtml?num=211dbd34962e40f6f706f1edfd688a1f

 

ISR et finance islamique se rapprochent :

(Newsmanagers.com) - Alors que des offres mêlant investissement socialement responsable et finance islamique commencent à émerger, Novethic s'est interrogé sur les liens entre ces deux approches et sur leur éventuelle convergence dans une note de travail publiée en mai*.

L'ISR et la finance islamique présentent plusieurs points communs. Prenant leur source dans les religions, "ils font appel à des paramètres extra-financiers et sont considérés par les places financières de Londres et Paris comme des axes de développement attractifs", indique Novethic.

Pour l'agence, qui analyse de manière détaillée les deux approches, "si ces "finances" se rejoignent par une finalité globale favorable au bien-être social et à un respect par l'homme de son environnement, la finance islamique est un système plus normé qui fournit à la fois des directives financières et extra-financières", lesquelles, pour Novethic, "convergent plutôt avec la finance éthique et de partage".

En conclusion, Novethic pense que les deux approches ne sont pas contradictoires dans leur finalité, et pourraient donc être "non seulement compatibles, mais aussi complémentaires".

L'agence appelle ainsi les acteurs de place financiers, centres de recherche, agences de notation, ONG ou même régulateurs, à favoriser leur rapprochement. " Cela permettrait de développer conjointement ces approches qui visent à encourager des pratiques plus éthiques, responsables et transparentes, et de trouver de nouvelles clientèles, notamment pour l’ISR dans les pays où il est aujourd’hui absent".

CONFERENCE EUROMONEY ISLAMIC FINANCE

11/06/2009


Christine Lagarde, Ministre de l'économie et des finances, interviendra à la Conférence Euromoney sur la finance islamique qui se tiendra à Paris

La ministre de l'économie et des finances, Christine Lagarde doit prononcer le discours d'ouverture de la conférence Euromoney sur la finance islamique qui se tiendra à Paris le 29 septembre à l'hôtel Le Bristol.

Dans son discours, Mme Lagarde devrait souligner les apports de la finance islamique à l'économie française, et présenter un plan qui devrait faire de Paris un pôle majeur des services de la finance islamique.


Depuis maintenant décembre 2008,  la France a largement contribué au développement du cadre d'application de la finance islamique.

Législateurs et régulateurs ont déjà apporté des modifications au système fiscal français et sont en passe de modifier le système juridique afin de créer un environnement favorable aux services de la finance islamique.

 

Vous trouverez ci dessous les orateurs et les thèmes prevus :

 

Key speakers include:

  • Sheikh Nizam Yaquby ( One of the best Shariah Scholar in the world)
  • Christine Lagarde, Finance Minster, French Government
  • Christian Noyer, Governor, Banque de France
  • Philippe Marini, Rapporteur General, French Senate
  • Thierry Francq, Executive Managing Director, Financial Disclosure and Corporate Finance Policy, Autorité des Marchés Financiers
  • Patrice Aguesse, Director, Financial Disclosure and Corporate Finance Policy, Autorité des Marchés Financiers
  • Michel Cardona, General Secretary, Credit Institutions and Investment Firms Committee, Banque de France

Key issues to be discussed include:

  • Establishing Paris as an Islamic finance capital to open a new gateway between the Middle East and Europe
  • Reflecting on fatwas, setting industry standards, and wider perceptions of Islamic finance
  • Is there an appetite to explore Islamic finance as a funding option amongst French borrowers?
  • Assessing Islamic investor appetite to invest into French originated transactions?
  • A practical assessment of French sukuk legislation – have the changes really worked?
  • Funding France’s infrastructure sector with Islamic project finance – a viable prospect?
  • Developing a framework to regulate Islamic financial products on a level playing field
  • Outlining the legal and regulatory framework for licensing Islamic banks in France
  • Managing assets and liabilities – how do Islamic banks fund themselves once licensed?
  • Assessing the development of Islamic finance in North Africa

10.06.2009

LA FINANCE ISLAMIQUE PAR L'OCDE

http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/2381

 

Thèmes » Économie » Général
Finance islamique
Un placement d'avenir

Et si les banquiers, les régulateurs financiers et les investisseurs, malmenés par la crise, regardaient du côté de la finance islamique ?

Encore extrêmement limitée il y a 30 ans, la finance islamique moderne atteint aujourd'hui un encours de 1000 milliards de dollars. Si cela ne paraît pas considérable à l'échelle mondiale, les banques islamiques semblent avoir bien résisté à la crise ; ainsi, la Banque asiatique de développement table sur une croissance annuelle de plus de 15 % sur les 5 à 10 ans à venir.

Après avoir longtemps ciblé essentiellement un marché potentiel de 1,5 milliards de musulmans, le système bancaire islamique intéresse désormais des acteurs du monde entier. Aujourd'hui, Al Rajhi Bank (Arabie Saoudite), Kuwait Finance House ou encore Maybank Islamic (Malaisie) concurrencent des établissements occidentaux comme Barclays, HSBC et la Deutsche Bank.

Plusieurs banques ont même créé des départements distincts spécialisés en services financiers islamiques sur leurs marchés nationaux. Au Royaume-Uni, la Financial Services Authority a créé des normes pour les produits financiers islamiques et compte un département spécialisé pour les établissements financiers islamiques. En outre, la clientèle de certaines banques islamiques se compose pour moitié de non-musulmans.

La déconfiture des marchés financiers dans les pays de l'OCDE pourrait conduire les responsables politiques à considérer d'autres modèles, et la finance islamique n'est pas sans attrait. Les banques islamiques sont considérées comme un refuge relativement sûr contre les turbulences des marchés financiers mondiaux, et elles incarnent un certain esprit d'équité et de justice par rapport à l'univers souvent impitoyable de la finance occidentale. De plus, la finance islamique présente plusieurs caractéristiques intéressantes, notamment en matière de gestion des risques, de transparence ou de régulation.

La justice et l'équité sont peut-être les principes les plus importants de la finance islamique. Les bénéfices et les pertes doivent être partagés entre créancier et débiteur, au lieu d'être concentrés d'un seul côté, comme c'est souvent le cas avec les banques de la zone OCDE. Par exemple, avec l'instrument d'investissement par prises de participations appelé moucharaka, les versements échelonnés d'une entreprise emprunteuse à sa banque représentent pour partie le remboursement du principal, et pour partie une fraction des bénéfices de la société. Autre mécanisme de capital-risque, la moudaraba : si l'entreprise ne fait pas de bénéfice, la banque renoncera à ses frais de traitement.

Concernant la gestion des risques, les marchés de capitaux modernes ont souvent privilégié la rentabilité pour les investisseurs, sans se préoccuper suffisamment du risque. Or les innovations financières conçues pour répartir les risques sur l'ensemble du système, par exemple en saucissonnant les crédits hypothécaires et autres sous forme de produits dérivés, ont abouti au contraire à accroître le risque systémique. Des produits financiers d'une valeur douteuse ont été utilisés comme garanties, poussant le marché vers des produits toujours plus démesurés et plus risqués.

Ces innovations financières ont masqué le risque véritable que recelaient ces produits. Un effondrement de la confiance était inévitable. La finance islamique est plus prudente, à plusieurs égards. D'abord, la valorisation et la cotation de ces produits doivent être adossées à des actifs physiques réels (biens immobiliers ou matières premières, comme le pétrole ou le blé). Elles ne peuvent s'appuyer sur d'autres produits financiers. Tout bénéfice qui proviendrait d'autres produits financiers - en particulier l'intérêt - serait considéré comme de l'usure (riba), contraire aux principes du Coran. Pour éviter le recours à l'intérêt, la finance islamique a mis au point certains instruments d'investissement comme la moucharaka et la moudaraba déjà cités (voir le lexique en bas de page). Par ailleurs, certaines pratiques à haut risque sont proscrites, à commencer par la vente à découvert, une pratique accusée d'avoir accéléré la crise financière, certains spéculateurs ayant parié sur la baisse des marchés mondiaux de capitaux.

S'agissant du ratio d'endettement, les banques islamiques sont également très prudentes dans leurs investissements. Aux États-Unis, le ratio de levier type par rapport aux fonds propres dépasse 20:1 (celui de Lehman Brothers avant sa faillite était de 30:1) ; en Europe, il dépasse 30:1 ; au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ce ratio est bien endessous de 10:1. C'est notamment grâce à cette prudence que les banques islamiques se sont trouvées bien positionnées pour se recapitaliser au lendemain de la crise financière. La banque est tenue d'avoir en guise de sous-jacent pour tout investissement des actifs physiques parfaitement documentés, ce qui non seulement contribue à réduire les risques, mais rend aussi superflu le recours à un organisme tiers pour la notation des crédits. De même, les instruments hors-bilan, où sont classés les produits dérivés structurés à haut risque, n'existent pas en finance islamique, puisque les sociétés sont tenues de faire figurer au bilan tous les éléments de l'actif et du passif.

Cette rigueur, rassurante aux yeux de certains, n'est pas sans inconvénients. Les banques islamiques sont dépourvues de certains outils sophistiqués qui permettent à la finance moderne de mieux gérer le risque. Par exemple la couverture de change est proscrite, même pour se prémunir contre les chocs monétaires soudains, en partie parce que ce n'est pas une transaction adossée à des actifs physiques. Les contrats à terme sur matières premières sont également interdits, car on ne saurait tirer bénéfice d'actifs qui n'existent pas encore.

Les entreprises et les gouvernements occidentaux à court de liquidités commencent à considérer la finance islamique comme une importante source de financement. En 2004, le Land allemand de Saxe-Anhalt a émis un emprunt obligataire de finance islamique, appelé soukouk, de 100 millions d'euros (125,9 millions de dollars). En 2008, le gouvernement du Royaume-Uni l'a envisagé également, pour un montant de 2 milliards de livres (soit près de 3 milliards de dollars). Comme pour les autres produits financiers islamiques, la valorisation des soukouk repose sur les actifs physiques, et non sur la dette encourue. Le mécanisme s'apparente à celui des contrats de cession-bail portant sur des actifs qui peuvent être des biens publics, dont le loyer servira à payer les souscripteurs de l'emprunt et qui seront rachetés une fois le soukouk arrivé à maturité. En 10 ans, le marché mondial du soukouk a atteint un encours de 112 milliards de dollars, et d'ici à 2010, il devrait totaliser 200 milliards de dollars. S'agissant de la supervision bancaire, les dimensions religieuse et éthique sont importantes.

Tous les établissements bancaires islamiques doivent garantir que leurs produits et services sont conformes à la charia, et cette observance est généralement contrôlée par un érudit musulman spécialisé dans la finance. Cela s'applique aux banques occidentales qui souhaitent lancer des activités de finance islamique. Or, les spécialistes de la finance islamique sont rares ; il n'est donc pas facile de proposer des produits et des services financiers acceptables sur le marché.

Les principes et standards formels revêtent aussi une importance cruciale. Ils sont établis par des organisations telles que le Conseil des services financiers islamiques (IFSB) et l'Organisation de comptabilité et d'audit des institutions financières islamiques (AAOIFI). L'harmonisation des réglementations a beaucoup progressé, mais les divergences entre pays dans l'application des principes, notamment ceux qui découlent de la charia, peuvent être gênantes. Une certaine standardisation des pratiques permettrait d'accroître considérablement le potentiel de croissance de la finance islamique et d'en faire une force véritablement mondiale.

Pour en savoir plus sur l'Initiative sur la gouvernance et l'investissement au service du développement menée par l'OCDE et la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), voir le site (en anglais) ou contacter Anthony.OSullivan@oecd.org



Instrument et principes

Outre l'interdiction de la riba (usure), du gharar et du maisir (incertitude contractuelle et jeux de hasard), et des activités haraam (activités prohibées liées aux produits à base de porc, à la pornographie et à l'alcool), d'autres principes doivent être pris en compte par les financiers et par les superviseurs pour respecter la jurisprudence islamique. Plusieurs produits financiers reflètent ces principes :

Ijara : accord de leasing par lequel la banque acquiert un bien pour son client, puis le met à sa disposition moyennant un loyer pendant une période donnée.

Ijara-wa-Iqtina : mécanisme similaire, mais avec possibilité pour le client d'acquérir le bien au terme du contrat.

Moudaraba : type d'investissement spécialisé dans lequel la banque et le client partagent les bénéfices. Si le projet échoue, le client risque de perdre les fonds qu'il a engagés, mais si l'investissement est rentable, la banque ne perçoit qu'une commission de traitement.

Mourabaha : type de crédit qui permet au client d'acquérir un bien sans avoir à souscrire un emprunt portant intérêts. La banque acquiert le bien et le cède à son client sur une base différée.

Moucharaka : investissement par prise de participation où le partage des bénéfices se fait selon une clé de répartition établie à l'avance, et les pertes sont limitées au montant investi.

Cadre et organismes de réglementation

Le Conseil des services financiers islamiques (IFSB) est une organisation de standardisation qui compte 150 membres (janvier 2008), dont 37 autorités de réglementation et de supervision, ainsi que le FMI, la Banque mondiale, la Banque islamique de développement, la Banque asiatique de développement, et 108 entreprises et autres acteurs opérant dans 29 pays. Il produit des normes, des principes directeurs et des notes techniques touchant à un certain nombre de domaines : gestion du risque, adéquation des fonds propres, gouvernance d'entreprise, processus de surveillance prudentielle, transparence et discipline de marché, prise en compte des instruments financiers halals dans les notations, développement et conduite du marché monétaire.

L'Organisation de comptabilité et d'audit des institutions financières islamiques (AAOIFI) formule des standards dans plusieurs domaines, dont la gouvernance d'entreprise, la comptabilité et les exigences minimales de fonds propres.

Le Marché financier international islamique (IIFM) a été créé par les banques centrales et les autorités monétaires de Bahreïn, de Brunei, de l'Indonésie, de la Malaisie, du Soudan et de la Banque islamique de développement. Siégeant en Arabie saoudite, c'est une institution d'infrastructure dont la mission est l'établissement, le développement, l'autorégulation et la promotion des marchés de capitaux et monétaires islamiques.

Le FMI peut travailler sur des aspects liés à la finance islamique - notamment dans son Programme d'évaluation du secteur financier (PESF) et ses Rapports sur les normes et les codes - puisqu'il s'occupe de tout ce qui relève de la stabilité bancaire. La Banque mondiale se penche aussi sur ce sujet, dans le cadre de ses travaux sur la gouvernance d'entreprise.

Références

*
Voir www.oecd.org/ccnm/mena-fr
*
Van Zandt Nicholas (2008), « Acceptance and Compatibility of Shari'a Banking in the Financial Mainstream » in Conventional? The Relationship between Islamic Finance and the Financial Mainstream, Charles Beard (ed.), Arab Financial Forum
*
ADCB Islamic Finance sur www.adcbmeethaq.com
*
Voir aussi www.gulfnews.com

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