04.02.2009
LA FINANCE ISLAMIQUE A LA CROISEE DES CHEMINS FRANCAIS
| La finance islamique appelée en soutien de l'économie française | ||
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| La commission ad hoc de Paris Europlace a programmé huit axes de travail pour 2009. Le soutien aux entreprises occupe une place centrale | ||

En cette période de crise, l’argent des Etats pétroliers est convoité. Un plan en huit points a été arrêté par la commission finance islamique de Paris Europlace, dans la foulée de la visite de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, et d’une délégation de Paris Europlace dans les Emirats arabes unis en janvier.
Dans la foulée de l’adaptation de la fiscalité pour les produits islamiques, le programme prévoit notamment d’adapter le régime juridique de la fiducie, permettant l’enregistrement des sukuks (produits obligataires) en droit français. Une réunion se tiendra la semaine prochaine avec Euronext Paris dans le but de créer un compartiment spécifique pour ces produits. La commission entend également s’atteler à l’assurance et la réassurance (takaful et re-takaful). Concernant les particuliers, la commission prévoit d’autoriser la souscription d’un crédit-bail; semblable à l’ijarah, il est aussi perçu comme un moyen d’encourager l’accès à la propriété.
Au cœur du programme se trouve la création de banques islamiques. Le projet le plus avancé concerne des investisseurs du Qatar et du Bahreïn, qui devraient déposer une demande d’agrément ce mois-ci, pour un démarrage en septembre. La Banque islamique du Qatar a également un projet pour début 2010, tout comme un établissement britannique.
Ces projets ne sont pas motivés par la banque de détail, malgré les six millions de musulmans que compte la France. «Les projets sont à l’origine motivés par l’activité corporate», souligne Gilles Saint Marc, avocat chez Gide et président de la commission. Deux clientèles sont visées: les groupes internationaux français, qui utilisent encore peu les produits compatibles avec la charia dans leurs financements de projets, et le tissu local français. «Les fonds apportés par les investisseurs islamiques peuvent servir de relais aux 26 milliards que l’Etat consacrera à mille projets destinés aux collectivités locales, souligne Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace. En outre, ils peuvent répondre aux besoins des PME, notamment dans les pôles de compétitivité.» Une délégation de PME se rendra au Qatar ce mois-ci.
Les contacts entre Paris Europlace, le Qatar et le sultanat d’Abou Dhabi se poursuivent, dans l’idée de lancer des coopérations similaires à celle signée avec le Dubaï International Financial Centre en janvier.
Dans la foulée de l’adaptation de la fiscalité pour les produits islamiques, le programme prévoit notamment d’adapter le régime juridique de la fiducie, permettant l’enregistrement des sukuks (produits obligataires) en droit français. Une réunion se tiendra la semaine prochaine avec Euronext Paris dans le but de créer un compartiment spécifique pour ces produits. La commission entend également s’atteler à l’assurance et la réassurance (takaful et re-takaful). Concernant les particuliers, la commission prévoit d’autoriser la souscription d’un crédit-bail; semblable à l’ijarah, il est aussi perçu comme un moyen d’encourager l’accès à la propriété.
Au cœur du programme se trouve la création de banques islamiques. Le projet le plus avancé concerne des investisseurs du Qatar et du Bahreïn, qui devraient déposer une demande d’agrément ce mois-ci, pour un démarrage en septembre. La Banque islamique du Qatar a également un projet pour début 2010, tout comme un établissement britannique.
Ces projets ne sont pas motivés par la banque de détail, malgré les six millions de musulmans que compte la France. «Les projets sont à l’origine motivés par l’activité corporate», souligne Gilles Saint Marc, avocat chez Gide et président de la commission. Deux clientèles sont visées: les groupes internationaux français, qui utilisent encore peu les produits compatibles avec la charia dans leurs financements de projets, et le tissu local français. «Les fonds apportés par les investisseurs islamiques peuvent servir de relais aux 26 milliards que l’Etat consacrera à mille projets destinés aux collectivités locales, souligne Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace. En outre, ils peuvent répondre aux besoins des PME, notamment dans les pôles de compétitivité.» Une délégation de PME se rendra au Qatar ce mois-ci.
Les contacts entre Paris Europlace, le Qatar et le sultanat d’Abou Dhabi se poursuivent, dans l’idée de lancer des coopérations similaires à celle signée avec le Dubaï International Financial Centre en janvier.
17:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : finance islamique, ethique, banques islamiques
Commentaires
Bonjour Monsieur,
Je souhaite vous féliciter pour votre contribution à l’ouvrage "Finance islamique à la française : un moteur pour l'économie française, une alternative éthique pour tous les Français".
En tant qu’enseignant en finance, je m’intéresse aussi à ce domaine. Pour cela, pouvez-vous me dire comment s’effectue le refinancement des banques islamiques auprès de la Banque centrale ?
De même je vous serai reconnaissant de m’indiquer des documents qui abordent ce thème.
Sincères remerciements.
M. TRARI
Montpellier
Ecrit par : TRARI | 11.04.2009
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