05.01.2009
extrait d'une conférence en ..ISR/FI 2008
Extrait d'un débat lors d'une conférence sur la finance islamique un jour de 2008!!!!
Un homme :
« Cependant une question l’éthique ne ramènerait elle pas au fond a une concentration d individus respectant une éthique donné ….et d autres individus une autre éthique ….et à terme créer des communautés financières qui peuvent en exclure d’autres …
On a pas tous la même idée de l éthique ….notamment en Islam…je ne suis pas un spécialiste des Quakers au XVIIIè.
Cependant l'application récente des fonds ISR remonte à 1971. À cette date, deux pasteurs de l'Église Luther Tyson et Jack Corbett, lancent le "Pax World Fund" pour investir dans les entreprises non liées à l'armement et au tabac…
On a ici l éthique de l investissement catholiques qui d ailleurs se recoupe fortement avec ceux de l'Islam
Le reversement de la zakat a qui ? Et pourquoi pas a d’autres ? …les fonds waqf, pourquoi l’assurance et les projets caritatifs…?
Se baser sur les valeurs universelles des individus car en se basant sur cette approche tout le monde se sent proche les uns des autres …
La femme :
« En effet c'est un débat sans fin de savoir la part d'universel qui existe dans l'éthique.
Il n'y a pas une éthique mais des éthiques.
Et toute personne qui prétendrait imposer une vision juste et universelle de l'éthique serait un dictateur.
Mais en attendant de résoudre cette question philosophique, tout discours sur les valeurs ne peut-être que circonstancié et partial au sens de "prendre parti", alors en attendant l'idéal, on ne peut qu'échanger nos points de vue sur les options éthiques qui s'offrent à nous, qui restent des choix humains, personnels ou communautaires, mais qui permettent d'aboutir à un consensus et à un vivre ensemble plus ou moins cohérent.
Donc oui, je prends le parti de promouvoir certains aspects de l'éthique financière musulmane, pour montrer d'ailleurs qu'ils rejoignent des valeurs très simples dont se réclament les banques occidentales mais qui ne les appliquent guère.
De toutes façons, faire une démonstration sur la dimension éthique d'un phénomène, d'une idée, d'un geste, d'un événement, etc... ne sera jamais une démonstration scientifique, c'est forcément une prise de position politique au sens noble du terme.
*Waqf
Le Waqf qui signifie étymologiquement « l’emprisonnement d’un bien légué dans le but de l’exploiter à des fins autres que son propre usage » , est l’immobilisation d’un bien pour le faire fructifier et en donner le bénéfice aux pauvres. En d’autres termes, le Waqf est une sadaqa ou aumône continue dont les récompenses, l’utilité et les effets qui en découlent augmentent durant la vie du donateur et continuent après sa mort ; ses bénéfices étant distribués chaque année (fonds de roulement).
Un des premiers Waqf a été fait par Omar Ibn Al Khattâb (compagnon du Prophète) qui est venu voir un jour le Prophète en disant : "Oh! Prophète de Dieu, j'ai gagné à Khaybar des richesses comme je n’en ai jamais gagné auparavant. Que veux-tu que j’en fasse ? »Le Prophète d’Allah (SWS) dit :« Si tu le veux, tu peux conserver la partie initiatrice et donner ses bénéfices en charité de telle sorte que cette partie initiatrice ne puisse être vendue, achetée, donnée en cadeau ou léguée. »
Pendant ses années de prospérité, la nation musulmane a entrepris de continuer la sunna du Waqf, conservant la partie investie tout en affectant les bénéfices et les produits des rentes aux causes nobles. Ceci devînt une grande ressource pour les causes charitables au sein de la communauté musulmane.
L’histoire témoigne de l'importance du Waqf dans l'édification des mosquées et des institutions scientifiques ainsi que la prise en charge de l’hébergement des étudiants et les salaires des professeurs.
Dans le domaine de l’éducation et de la recherche scientifique, les fonds du Waqf financèrent quelques-uns parmi les plus grands travaux médicaux tels que le livre de Ibn-Rushd (Averroès) « Al-Kuliyât Fit-tibb » qui fut plus tard traduit dans plusieurs langues et devint la référence de base pour enseigner la médecine dans le monde occidental. Il faut citer aussi le livre d’Al-Kazi « Al-Haawi »’le livre de Ibn-Sina (Avicenne) « Al-Qânoun » et « Al-Kuliyât » le livre écrit par Ali Ibn-Issa, l’ophtalmologue renommé.
Dans le domaine des services de la santé, les fonds du Waqf ont été utilisés pour la construction de l’hôpital et l’école de médecine de Dar Al-Shifa en Egypte en 875 AH, le complexe médical Mouristâne à Bagdad et l’hôpital Mansûri, pour les bénéfices desquels Ibn-Annafîss – celui qui découvrit le système circulatoire – donna sa maison et sa bibliothèque comme Waqf. Dans la seule cité d'Andalousie de Cordoba, il y avait quelque 500 hôpitaux soutenus par les Waqfs.
De riches musulmans donnèrent en Waqf les terres situées dans un rayon de 100 mètres de chaque côté de la ligne de chemin de fer s’étendant depuis Istanbul jusqu’à Bagdad et Médine. Sans compter les milliers d’auberges pour les voyageurs, les provisions pour les orphelins et les fontaines.
Source secours islamique
Zakat
La zakât, ou aumône purificatrice obligatoire, constitue le troisième pilier de l’Islam.
Le but de la zakât (l’aumône purificatrice légale)[1] est de réaliser l’équilibre et la justice sociale, d’empêcher le monopole de l’argent par les riches et encourager la circulation des biens.
Le modèle économique islamique est différent du capitalisme et du communisme. L’argent en Islam est à Dieu et non pas à l’individu ou à l’Etat.
Celui qui s’acquitte de la zakât protége son argent et le bénie. Il purifie par là son cœur,éléve son âme et fait fructifier ses biens[2]. Dieu lui multiplie les mérites.
Ibn ‘Umar a dit : « Toute richesse sur laquelle on prélève la zakât n’est pas considérée comme thésaurisée, même si elle est enfouie au fin fond du sol. Mais toute richesse sur la quelle la zakât n’est pas prélevée est considérée comme thésaurisée même si elle n’était pas cachée ». Celui qui thésaurise les biens(et ne donne pas la zakât prescrite) est concerné par le châtiment promis par Dieu dans le Coran à ceux « qui thésaurisent l’or et l’argent ».
[1] Il faut distinguer l’aumône légale (obligatoire) (la zakât), de l’aumône volontaire (méritoire) (sadaqatun). Cette dernière peut être donnée à n’importe quel moment et sans conditions, à ceux qui la méritent. Ainsi, il faut au préalable émettre l’intention de donner la zakât, car les actes ne valent que par les intentions.
(Il peut émettre cette intention (que ceci est zakât) au moment de distinguer la part (valeur) de la zakât ou quant il la distribue)
[2] Dieu dit dans le Coran: « Prélève de leurs richesses une aumône par laquelle tu les purifies et tu les bénis, et prie pour eux» Sourate 9, verset 103. Et il dit aussi : « Allah anéantit l'intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes» Sourate 2, verset 276.
Source doctrine malikite
13:51 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ethique, finance, finance islamique, waqf, zakat, partage
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